CHAPITRE IV
Étiologie.
Les paralysies de la fièvre typhoïde ne sont pas isolées dans la pathologie ; on peut observer des manifestations identiques dans la plupart des infec-
-Uons et des intoxications.
Nombreuses aussi sont les paralysies dites posttyphiques. Elles se rattachent aux polynévrites et commencent généralement dans la convalescence de la dothiénentérie.
Les fièvres typhoïdes graves n’ont pasle monopole des complications médullaires. Landouzy les a vues se produire dans des formes de gravité moyenne et même remarquablement bénignes. Il semble que la myélite typhique soit précoce.
Dans le cas de Lépine, les premiers symptômes d'intoxication médullaire furent constatés à l'entrée du malade à l'hôpital, vers le troisième jour de la maladie.
Le cas de Schiff, survenu dans la première semaine de la maladie, paraît dû à une forme hypertoxique.
Et pourtant cela n’a rien d’absolu. Dans les deux observations de Raymond (voir observations I et IÏ) les phénomènes paralytiques débutèrent l'un au soixantième jour de la maladie, l’autre au trenteneuvième Jour.
S'agit-il toujours de fièvres typhoïdes graves ?
Cela n’a rien d’absolu. Les deux malades de Schiff et de Lépine succombèrent à leurs lésions médullaires, mais il semble, pour celui de Lépine du moins, que la mort serait survenue même sans lésions médullaires ; intoxication paraissait profonde, le malade était à bout de force, le cœur fonctionnait mal; les lésions intestinales étaient très marquées.
Pourquoi tel malade est-il atteint plutôt que tel autre ?
Raymond en cherche les raisons dans l’hérédité, d’autres dans les antécédents du malade. Ce ne sont
là que des hypothèses.