‹ Contribution à l'étude de la Myélite TyphiqueChapitre 21 sur 26 · PEN · texte numérisé non relu

PEN

FAP DRE

Urines albumineuses.

Le 29, on note que la parésie des membres inférieurs est plus complète.

Même température.

Le 30, le malade est égaré, ne répond pas aux questions. La parésie est devenue de la paraplégie. Le malade remue à peine ses membres inférieurs sur le plan du lit, sans les en détacher jamais. Il n’y a pas trace de signe de Kernig, ni de raideur de la nuque.

La sensibilité cutanée et musculaire est toujours exagérée. Les pupilles sont toujours paresseuses. Le ventre est ballonné et douloureux. On y distingue pour la première fois quelques taches rosées lenticulaires. Même courbe thermique.

Le 31 octobre et le 1°" novembre, la température baisse, osciliant le premier de ces jours entre 4o° et 39° et Le deuxième entre 39° et 38&. Le ventre est devenu plus douloureux encore; la diarrhée est mélangée de petites hémorragies intestinales. Les traits se grippent; le malade pren4 le facies péritonéal.

Les sphincters se relâchent, le météorisme augmente ; le pouls devient vide. On supprime les bains.

Le 2 novembre, le malade présente les mêmes signes de péritonite, avec prédominance de la douleur dans la fosse iliaque gauche, sur un espace large comme la paume de la main. Hoquet fréquent.

Nouveau séro-diagnostic. Même résultat. L'agglutination est pourtant un peu plus nette que la première fois. Les réflexes rotuliens sont toujours exagérés ; la paraplégie persiste. Le malade ne répond plus aux questions.

Le 3, même état. Le météorisme abdominal diminue un peu. La paraplégie est absolue. Les réflexes persistent, mais très diminués, sauf à droite où ils sont encore un peu forts. Un peu de trépidation plantaire à droite. Mouvements et soubresauts tendineux involontaires dans les quatre membres ; on constate deux escarres commencçantes, du diamètre d’une pièce de 5 francs, avec infiltration hémorragique à

Page 1