ET PQ
1° La myopathie asthénique ;
2° La myopathie hypertrophique;
3° La myopathie atrophique. -
Toutes les myopathies primitives progressives atrophiques ont une topographie semblable au niveau de la racine des membres el de certains muscles de la face. Il y a analogie dans les lésions anatomiques, dans l'étiologie et il existe des cas intermédiaires qui relient chacune des formes les unes aux autres: et Klippel et Villaret concluent à l’unicité de tous ces états. Celte conception est fort séduisante et nous permet une compréhension plus facile des types morbides longtemps considérés comme fort éloignés.
Ingelrans (1), après avoir discuté ce qui dans cette théorie concerne la myosthénie bulbo-spinale qu’il pense pouvoir être d’origine centrale (absence de caractère héréditaire, paralysie du releveur de la paupière ; mort par le bulbe) déclare pourtant que la manière de voir de Klippel et Villaret offre une grande satisfaction à l’esprit en reliant ces termes jusqu'ici dissociés.
Nous venons de voir que les différents types de la myopathie primitive progressive atrophique sont des modalités d’une seule et même maladie dont les localisations peuvent varier, ce qui permettrait de multiplier à l'infini les formes de la maladie. Une synthèse s’'imposait à ce sujet et est maintenant opérée.
1, Ingelrans. Prov. médicale, 24 nov. 1906.
LR
Devons-nous pour ces raisons faire abstraction complète des descriptions classiques? Il ne le semble pas. Ces types de la myopathie primitive atrophique ont une physionomie assez spéciale pour être encore admis et continuer à porter les noms de ceux qui les ont observés et décrits. Ils restent comme des points de repère indispensables dans les descriptions. Il suffit de savoir qu’ils n’ont rien d’absolu.
Jorrand A