RS TRES
sont atrophiés, des masses osseuses déforment les régions atteintes, le début par les membres inférieurs est exceptionnel.
Le sarcome musculaire surtout au début peut être confondu avec la myosite.
Cependant les localisations ne sont pas les mêmes, le sarcome frappe les muscles volumineux, ceux des membres surtout, il envahit plus rarement les muscles du dos et se présente sous la forme de masses arrondies bien circonscrites. souvent bosselées. qui n’ont pas la dureté des ostéomes de la myosite ossifiante,
Nous. n’insisterons pas sur les myosiles infectieuses. ni sur la myosile traumalique ou locale; celle-ci apparaît constamment après un traumatisme, tantôt violent et unique, tantôt léger et répété. L’affection ne s'étend pas à. d’autres régions.
— La syphilis osseuse au. niveau du crâne, peut donner des hyperostoses qui pourraient en imposer parfois pour un début, de myosite.
La radiographie rectifiera facilement l'erreur, et, le traitement d’épreuve, ainsi que le WassERmANN. viendront lever les doutes.
Ces mêmes arguments seront valables pour éliminer les gommes syphilitiques,
Nous. rappellerons, à nouveau, pour éviter de confondre la maladie de MuUNCHMEYER avec l’une quelconque de ces affections, la quasi-constance des malformations congénitales. que tous les auteurs signalent depuis HELFERICH.
Il s’agit là d’un caractère essentiel de la maladie, caractère qui doit être recherché soigneusement et toujours mis en évidence par la-radiogra phie.
Garnier 5
PRONOSTIC et TRAITEMENT SE
Le pronostic de la myosite ossifiante progressive est grave. Il s’agit, comme nous l’avons vu en étudiant les symptômes, d’une affection à marche lente et progressive évoluant par poussées, atteignant successivement la presque totalité de l’appareil loco-moteur et amenant les malades à un état lamentable.
Les poussées évolutives peuvent se succéder les unes aux autres, à un plus ou moins long intervalle de temps. Tantôt elles sont rapprochées, tantôt elles sont éloignées.
La maladie de MUNCHMEYER, a une évolution qui s’étend sur plusieurs années; débutant dans la petite enfance, elle n'empêche pas les malades d’atteindre un âge assez avancé, et des durées de vingt ou trente ans ne sont pas rares à constater.
Si le pronostic de cette affection est grave, cela tient,
d’une part, aux complications, d’autre part, à l’insuffisance et à l'impuissance de nos moyens thérapeutiques. Les malades meurent, en effet, le plus souvent, d’une tuberculose pulmonaire ou d’une maladie intercurrante, dont l'apparition peut être favorisée par l’état d’inanition où ils se trouvent.
Des complications infectieuses aggravent également le pronostic.
Les escares qui se produisent chez ces malades amaigris et inanitiés constituent une porte d’entrée à l'infection secondaire, et accélèrent encore l’évolution fatale.
Traitement
L'un des premiers, HENRY, tenta le traitement mercuriel, comme on le pratiquait encore au xvine siècle, jusqu’à salivation. Ce traitement mercuriel était combiné avec des bains salés. La guérison qu'il crut obtenir ainsi n'était sans doute qu’une rémission entre deux poussées évolutives.
Muncameyer tenta de traiter ses malades par les bains de Baden-Baden, et administra, sans aucun résultat, la teinture de gaïac.
L'’iodure de potassium fut essayé par Hawkins, KissEer, et SKINNER, qui n’en retirèrent aucun résultat.
La médication acide fut également tentée, dans le but de solubiliser les dépôts osseux. GiBNEY donna à son malade de l’acide lactique, Soré et Weizx, de l'acide chlorhydrique.
L’acide phosphorique a eu de nombreux partisans, et ce traitement a donné dans certains cas une amélioration.
L’extrait thyroïdien ne donna aucun résultat.
A côté de ces traitements médicaux, plusieurs tentatives chirurgicales furent exécutées sans aucun résultat d’ailleurs, et l’ablation des fumeurs osseuses furent suivies chaque fois de récidives (Hawkins, POLLARD),
iég
Le traitement chirurgical n’est indiqué que dans des cas très rares, pour améliorer ou corriger certaines attitudes vicieuses ou certaines ankyloses trop génantes. L’occlusion permanente de la bouche, par ossification des masticateurs, constitue la principale indication. La résection des condyles du maxillaire inférieur, la désinsection du macéter voire même l’ablation des temporaux ont été proposés.
Il semble préférable, d’une manière générale, de pratiquer l’opération la plus simple et la moïns traumatisante chez les malades.
Plus récemment, des traitements divers, ont été essayés à nouveau.
Bosecx, a pratiqué des injections de fibrolysine et de thiosinamine en solution glycérinée, sans grand résultat d’ailleurs.
Frœziscx, a obtenu un résultat intéressant chez un de ses malades par le jeûne hyarocarboné. Se basant sur le fait que chez les diabétiques acidiques, les fractures se consolident lentement, FRŒLISCH, a ‘pensé qu'il serait peut-être possible, en réalisant un état d’acidose, d’entraver la déposition de sels calcaires dans les tumeurs néo-formées. Il donna donc à son petit malade, âgé de deux ans, un régime comprenant :
de 30 à 40 grs d’albumines;
de 30 grs d’hydrates de carbonne;
de 140 grs de graisse.
Pendant un an et demi ce régime fut continué sans inconvénient en surveillant l’acidose, par les créactions habituelles. Cette acidose thérapeutique était importante, l'enfant éliminait jusqu'à 0 gr. 607 d’acétone ‘dans ses
urines. La croissance pendant ces dix-huit mois a été satisfaisante.
FRœLISCH, a noté,au bout de deux mois, la disparition de la cyphose dorsale de son malade. Les bras se sont, libérés et l'enfant a pu manger seul, un mois après. Les sterno-mastoïdiens, qui étaient très atteints, opaques à la radio, perdent leur consistance osseuse. Après cinq mois, les tumeurs dorsales disparaissent.
Au bout de huit mois, malgré ces améliorations, Fraœ- LISCH observe la formation d'une tumeur nouvelle et d'une véritable exostose à une omoplate,
Quoiqu'il en soit, cet enfant, qui en décembre 1923, ne pouvait faire aucun mouvement, jouail sans aucune gène à la fin de juin 1924. Des radiographies successives ont permis de suivre cette améhoration. è
Malgré ce beau succès, FRœLISCH, demeure sur une réserve prudente, quant à l'avenir de cet enfant.
La radiothérapie, essayée par Horanp, de Lyon, a donné à cet auteur des résultats encouregeants.
Une fillette de ‘quatorze ans, a reçu vingt-six séances en trois séries, sans radio dermite, sans troubles trophiques, sans stérilisation de ses cartilages de conjugaison.
L'action thérapeutique s’est surtout manifestée au niveau des tumeurs les plus récentes, et n’a pas modifié l’état des plus anciennes.
RosENSTIRN a essayé également la radiothérapie, et n’en à tiré aucun bénéfice, peut-être même s'est-il produit
une légère aggravation. *
Garnier.
lee
Nous ne ferons que signaler, sans la retenir, une suggestion de traitement chirurgical des Allemands, MAUDE et GOLD, qui proposent pour la maladie de Muncamevyer, la parathyÿroïdectomie unilatérale, opération que ces auteurs n’ont pas pratiquée.