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ture est parfois intermittente et s'accompagne de phénomènes spasmodiques. : |
4° La rétraction de l’aponévrose palmaire, ou maladie de Dupuytren. | fi
Dans cette affection la flexion porte surtout sur la première phalange et non sur les deux dernières, les mouvements du poignet conservent leur intégrité et il existe, dans la paume de la main des cordes fibreuses, qui sont manifestement l'obstacle à l'extension.
»° Les rétractions tendineuses.
Ici, le diagnostic est‘plus délicat, car les resseniblances sont grandes entre la rétraction de Volkmann et la flexion des doigts consécutive aux adhérences vagino-tendineuses, secondaires à la synovite plastique ou suppurée (plaie infectée, phlegmon).
L'erreur est cependant, en règle générale, assez facile à éviter. L'extension des doigts n’est pas facilitée par la flexion du poignet, comme dans la maladie de Volkmann ; la palpation attentive de la face palmaire de la main et de l’avant“bras montrera que les corps musculaires ne sont pas durcis et qu'il y a de l’empâtement et de la douleur sur le trajet des tendons. Dans la rétraction de Volkmann, au contraire, les tendons sont libres et constituent comme autant de cordes fortement tendues et faisant relief sous la peau, tandis que les corps musculaires sont Le -Siège d’indurations et de callosités. ,
Pronostie
« Infirmité disgracieuse et.difficile à dissimuler »,.
la griffe de Volkmann détermine des troubles fonctionnels considérables.
Son pronostic comporte des degrés et dépend de plusieurs facteurs parmi voue l'état des nerfs est à. considérer. ;
1° Si la sclérose est limitée à quelques fléchisseurs et si lopposilion du pouce persiste, quelques mouvements utiles restent possibles.
2° Si la sclérose a envahi tous les fléchisseurs de da main et des doigts, il v a HApotente fonctionnelle complète.
Heureusement, aujourd'hui, on ne peut plus dire
avec Volkmann que l'affection est incurable. En ef-
fet, « sauf le cas où l’examen électrique révèle la dégénérescence des fibres musculaires qui ont échappé à Ja sclérose, cas au-dessus des ressources de l'art, on peut espérer d'une thérapeutique appropriée une amélioration, voire même parfois la guérison » (Binet).
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Traitement |
Le 8 octobre 1920, au 2° Congrès de la Société française d’orthopédie, en arrivant à l'exposé du traitement de la maladie de Volkmann, le Professeur Dénucé déclarait : « Volkmann considérait la « contracture ischémique comme incurable. Quel- « ques méthodes cependant ont donné de bons ré- « sultats — je les signalerai très brièvement en les « divisant en prophylactiques, non opératoires et « opératoires. »
Nous nous permettons d'adopter la division du. Professeur Dénucé et suivant le même plan, nous envisagerons, successivement, les diverses méthodes ainsi préconisées pour le traitement de la myosite rétractile des muscles fléchisseurs des doigts.