‹ Contribution à l'étude de la Myosite rétractile des Muscles fléchisseurs des doigts et pronateursChapitre 27 sur 41 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Obs. 50 de la thèse de doctorat de M. Mouchet, 1898. Fracture supra-condylienne droite, névrile des nerfs médian et cubital, paralysie passagère du nerf radial). Georges Pig, 10° ans. \

Le 13 juillet 1898, à 9 heures du soir, l'enfant est tombé sur le sol de sa hauteur. C’est le coude qui a porté, l'enfant s'est relevé et à été obligé de soutenir son bras

gauche dont il souffrait atrocement,

Ilest amené par son père à Fhôpital Trousseau le matin du 14 juillet et nous constatons les signes suivants : a.gle de 1°0°-entre le bras droit et l'avant-bras placé en demi-pronation ; l'enfant soutient sa main droite avec sa main gauche,

Saillie considérable en arrière de’ la face postérieure du bras. Le pli du coude, très creusé, forme une rainure profonde avec une forte saillie au-dessus. Coloration violacée de l'étendue d'une pièce de 5 francs au-dessus du . pli du coude ; gonflement énorme des parties molles.

La palpation démontre que la saillie. postérieure est formée par les os de lavant-bras et un fragment inférieur-de lhumérus. Mobilité anormale, erépitation. Im- . potence fonctionnelle complète du coude.

Diagnostic : Fracture condylienne transversale à grand déplacement. |

Séance tenante, anesthésie chloroformique et gouttiè-

e plâtrée postérieure en extension.

Le 15, radiograhie du coude dans le plâtre ; la réduclion parait bonne.

Le diagnostic est entièrement vér FL ax

On voit apparaître des phlyctènes sur -la face antérieure du coude ; on applique un pansement à cet endroit.

— Of “—

Le 16, énorme gonflement du membre, phiyctènes en hombre considérable sur toule sa circonférence ; nous. sommes obligés d'enlever la gouttière plâtrée et de faire un pansement assez étendu, en rémettant la gouttière par dessus.

Lé 0, nous préférons LEROUX eler l'appareil sous l'anesthésie chioroformique. |

Léger pansement avec de la gaze stérilisée tout autour du membre, la réduction paraît bonne, mais l'enfant ne remue pas facilemerit les doigts ; le gonflement s'étend

jusqu'à la main.

Le 21, le gonflement assez considérable du dos et de la paume de la main est encore accru par la situation déclive de la main due à la position d'extension que l'apje imprime au membre.

] L'enfant ne peut toujours pas remuer les doigts, nous

n'y attachons pas suffisamment d'importance.

Le 26, nous retirons l'appareil plâtré, la flexion provoquée ne peut dépasser 80°. Le cal est volumineux ; il existe encore une saillie en avant du fragment dia physaire. à l

La pronation et la supination sont un peu diminuées.… L'extension est complète. Le gonflement de la main et des doigts persiste. Nous mettons le coude en: position fléchie dans un ae ment ouaté avee des attelles en Zinc.

Le 5 août, en massant l'enfant, nous nous, apercevons qu'il présente des: phénomènes paralytiques complexes dans la sphère du radial et surtout du nerf médian el du nerf cubital. AL

Grâce au massage, lœdème de la partie inférieure du bras à presque disparu, mais l'attitude du membre supérieur n'en laisse pas moins à désirer.

La chute du poignet et de la main attire de suite Fat-

tention ; les dernières phalanges sont fléchies sur les se-

PNY / ; condes et celles-ci dans la paume de la main ; le pouce est en‘adduction moyenne, les premières phalanges des doigts légèrement relevées sur le métacarpe.

L'avant-bras est dans la-demi-pronation et fléchi à 120° sur le bras, la main tombante.

L'enfant ne peut relever le poignet ni porter la main sur le bord radial ou cubital.

Pas d'écartement possible des doigts. Les dernières phalanges sont fléchies et ne peuvent serrer. L'opposition complète du pouce est impossible.

Examen électrique. — Cet examen a été pratiqué par M. le D' Huet, de la Salpétrière, que nous ne saurions trop remercier de son extrème obligeance.

Voici la note qu'il nous a remise : « Nerf médian ».

a ‘exploration de ce nerf, au pli du coude, comme à « la partie supérieurè du bras, montre que l’excitabili- « té faradique v est très diminuée ou abolie à droite ; « en effet, avec un écartement des bobines de 70 mil- « limètres.on obtient aucune contraction dans les di- « vers muscles auxquels se distribue ce nerf, tandis « qu'à gauche, l'excitation faradique commence à pro- € voquer des contractions avec un écartement des bobi- « nes de 130 millimètres. <

« L'excitabilité galvanique du nerf à droite est égale- 4 ment très diminuée et à 6 milliampères on n'obtient ce encore aucune contraction.

« L’exploration de l'éxcitabilité directe des HEC

« montre que dans les muscles de l'éminence thénar, « lexcitabilité faradique est très diminue ou abolie, « aucune excitation encore à 70 millim. d'écartement ) « des bobines, tandis qu’à gauche les muscles entrent «en contraction à rro millimètres ; l’excitabilité galva- « nique est moins diminuée, les premières contractions « apparaissent à 1 milliampère 5, tandis qu’à gauche « elles apparaissent à + milliampère ; Anais, à droite, les

LA

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