‹ Contribution à l'étude de la Myosite rétractile des Muscles fléchisseurs des doigts et pronateursChapitre 35 sur 41 · ETAT · texte numérisé non relu

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et relativement simple. Nou$ n'avons eu qu'à nous en

louer.

OBSERVATION VIH (Docteur Reinbold, de Lausanne) :

Le 1° janvier 1917, G.,R., âgé de 19 ans, employé de chemin de fer, était occupé à une manœuvre de wagons. En voulant accoupler deux de ces derniers, il eut l’avantbras Comprinié violemment entre deux tampons. Le bras était à demi-fléchi, et la compression s’exerça au niveau des masses musculaires, droit en dessous du cou- : de, provoquant en outre deux petites plaies superficrelles. Le même jour apparut uné énorme ecchymose avec hématome et augmentation considérable du volume de Vavant-bras. Le médecin consulté constata l'absence de fracture et'fit mettre des compresses qui furent renouvelées de deux en deux heures. À aucun moment, il ne fut appliqué d'appareil rigide ou serré. sa:

L’enflure diminue peu à peu et le patient remarque que le médius et l'annulaire ont «une tendance à se fléchir dans la main d’une façon permanente et sans possibilité de redressement actif. Un traitement de massage et de mouvements forcés est institué de suite, et on essaie de lutter contre la rétraction progressive.

Le tratement, mené ayec patience et énergie, ne peut arriver à déterminer le redressement des deux doigts en question el ne peut empêcher le 5° doigt de se fléchir aussi. Malgré cela on persiste pendant cinq mois à exercer des tractions répétées et des manœuvres d'assouplissement sans arméliorer sensiblement fa situation.

Six mois après l'accident, l’état était le suivant : \

À l'inspection de Favarft-bras, on constate la présence de deux cicatrices cutanées superficielles, mobiles. La miusculature est en apparence de volume à peu près normal. Le patient tient les {rois doigts en flexion prononcée et l'index en flexion légère. |

À la palpation, on sent dans l'épaisseur de la masse des muscles fléchisseurs des nodosités irrégulières, non ‘douloureuses, se déplaçant avec la contraction museulaire. Dans les muscles extenseurs épicondyliens, il sub k siste également des nodosités avec les même caractères, mais la fonction de ces muscles est parfaite. ER Dar ceptible normalement.

. L'examen radiographique ne 2 démontre aucune lésion - osseuse. : CN, ; Rétraction. — Si l'on analyse les caractères de limpo- EE. tence fonctionnelle, on remarque que la flexion en griffe du médius et de l'annulaire s "exerce surtout sur les LE deux dernières phalanges et particulièrement sur la der: 27" 244

nière. Lorsque la main est étendue, on exérce une trac-,

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tion sur les doigts’ fléchis, on sent une résistance absolue, ef lorsqu'on persiste dans la-traction, on éveille une: douleur vive au niveau du poignet et des muscles S fléchisseurs. Par contre, lorsque la main est fléchie, le redressement des doigts s'effectue activement et passivement, sans aucune difficulté. Pès que le patient redresse la main, les doigts se fléchis sent à nouveau, le médius et l’annulaire d'une facon pronc Pncée, IE SR RUE doigt, un peu moins et l'index très légèr ement. Le pou- he ce a conservé sa fonction normale.

La force des doigts est presque nulie.

La sensibilité est légèrement émoussée sur le bord eu bital de Ja main ; à part cela elle est normale à tous les doigts. | SR

On ne constate pas pour le moment de troublé trophique. Les réactions électriques sont normales. ; AA

/ de ®.

2 / RE TES SRE

Après un an, pendant lequel, après avoir refusé un traitement opéraloire, ke patient s’est mis à exécuter un travail partiel, Fétat de la main est resté stationnaire, et

mème il apparaît que la rétraction s'est un peu acoen-

tuée, On remarque à ce moment : que l'index a subi également un certain degré de flexion, que les nodosités dans les masses musculaires ont à peu près disparu et sont-remplacées par des sortes de traînées fibreuses, qu'il existe maintenant une très légère atrophie des muscles interosseux, ce qui laissé supposer que le nerf cubital a été partiellement intéressé par le processus pathologique. CE Fonctionnellement la main à donc subi un déficit sé- Mieux ; #4 R e Traitement. — Dans le cas de G... nous-n'avons pas eu le choix. Le patient s'est énergiquement opposé à toute opération quelconque Ææt a préféré s’accommoder de son infirmité. Malgré nos instances et la certitude qu'une intervention judicieuse ne pourrait pas modifier défavorablement un état de chose déjà fâcheux, .G. a mieux aïmé quitter son métier, prendre une autre occu- pation et toucher la rente à faquelle il avait droit.

se OBSERVATION VII

(M. A, Souques. — Lin cas de rnaladie de Volkmann au

membre inférieur. Ce cas a été présenté par l'auteur,

à la Société de Neurologie, le 45 mai 1919).

: Le sergent P.., âgé de 21 ans, a été blessé le 18 août

1qi8, à la face postérieure de la cuisse droite, immédia-"

« t ment au-dessous du pli fessier, par une balle de mi-

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