TS HE
son, de Binet, de Cheinisse, dé Rieffel, Les thèses de Vivicorsi, de Piéchaud, et la magistrale monogra- phie de Berger (1912). sa
Depuis la guerre, les recherches se sont poursuivies, surtout au point de vue de la pathogénie du syndrome. Citons les travaux du professeur Leriche, du professeur Dénucé, de Binet, de Tinel, de Tanton et de Taylor.
Etiologie
Age.— D'après le travail du P° Denucé, sur S$ cas. 14 concernaient des enfants au-dessous de 5 ans, 34 concernaient des enfants de 6 à 10 ans, à concernaient des enfarits de 11 à 16 ans, 4 concernaient des enfants de 16 à 20 ans.
: D’après Thomas, sur 107 cas, dont 8r avec indication de l’âge, 61 se sont présentés chez des sujets à àgés de moins de 15 ans.
Enfin Binet, dans sa statistique, arrive au même pourcentage, soit à peu près 85 % pour les enfants et 19 % pour les adultes.
La rétraction de Volkmann est Fit presque ex- : clusive à l’enfance.
Sexe. — Les garçons sont plus souvent atteints que les filles ; Binet donne la proportion de x fille pour
3 garçons et Berger, celle de 71 garçons pour 18 filles.
L'explication de ce fait est, d’ailleurs, extrêmement simple : les enfants du sexe masculin, plus turbulents, sont beaucoup plus exposés que les filles aux traumatismes et particulièrement aux fractures dù membre supérieur, à la suite desquelles, dans
- à sy — De — l'immense majorité des cas, se constitue la rétraclion de Volkmann. <
Causes. — Dans cet ordre d'idées, pour le D’ Al- Bert Mouchet, il faut mettre en prenière ligne. Les fractures diaphy saires où dia-épiphY\saires de l'huinérus. Quant au D’ Binet, il donne, comme stalistique: +
Fractures du coude, dans 26 % des cas.
Fractures des 2 os de l'avant-bras, dans 21 % cas. a s |
Fractures du radius, dans 8 % des cas.
Fractures du cubitus, dans 3 % des cas. (in Revue &'orthopédie). Pa "7
Toujours d'après le même | auteur (loco citato),
dans 79 % des cas la oriffe de Volkinann apparait à la suite d’une fracture du membre supérieur, Dans la genèse, de l'affection, la fracture ne joue, . Failleurs, que le rôle d’une cause imdirecte, en ce sens qu'elle est le prétexte, l’occasion d’un appareil lage de contention. vi <
-La cause déterminante habituelle die syndrome de
Volkmann est en effet la constriction dans ur appureiltrop serré. Bandes amidonnées, attelles et surtout plâtres. circulaires prenant l'av ant-bras et le bras.
ec C'est, là, un fait absolument indiscutable, dont a foi un orand nombre d° obse rvalions » (Berger).
La durée d'application de l'appareil ne semble pas avoir d'influence sur la rapidité el la-gravité de laffection et il est plus intéressant de rechercher et de
ke - 18 —
« moter le temps qui s'écoule entre l'application de l'appareil et le début de l'attitude vicieuse » (Berer). Avec cet auteur, nous dirons :
Dans certains cas, les plus rares, l'appareil est enlevé assez longtemps après son application et l’atlitude vicieuse existe dès ce moment. PRE
2° Dans la plupart des cas, l'appareil est enlevé rapidement et l'attitude vicieuse met quelque temps à se montrer.
À côté dé ces cas, les plus nombreux, où la rétraction succède à une striction exagérée, nous signalerons des cas, beaucoup plus rares, il est vrai, mais si fertiles en déductions pathogéniques, et dans lesquels on ne retrouve pas « celle cause primordiale, capitale : l'appareil trop serré », mais simplement une contusion, où une fracture, appareillée sagement, ou consolidée sans le secours d'une contention quete que. e = La thèse de Berger fournit, à ce sujet, deux exeni- “ples typiques, dont l’un (observation 40 de la mono-
graphie de Berger), nous a été signalé par le D° At,
Bert Mouchet. À cet exemple,-nous ajouterons deux observations : la première, publiée dans la thèse du D°Mouchet, l'autre, ri \pportée par Reinbold de Lausaänne dans la Revue Suisse de Médecine (24 décembre 1919).
Dans le 1° cas (observation de Berger : n° 4o), s'agit dun enfant de 9 ans, examiné par le D' Mouchet le 20 novembre 1908, et qui, en mai 1904, était TBE du haut d'une v oiture sur "Je bras gauche.
« Dans les jours qui suivirent, écrit le D' Mouchet, apparut, à la face postérieure du bras, une. ecchymose assez étendue ; mais le médecin consulité ne constata ni fracture, ni disjonction épi-
physaire®. Iln°y eut donc pas d'appareil. L'enfant ‘ne cessa Jamais de se servir de son bras et le trau- . matisme était oublié depuis longtemps, lorsqu’en
septembre 1904, c'est-à-dire quatre mois après l’accident, la mère remarqua chez son garçon l’atlitude fléchie des doigts de la main gauche. Inquiète, elle consulta plusieurs médecins qui conseillèrent de légers massages et l'application de liniments, mais ce fut en vain : “FE attitude vicieuse persistait. A
C'est re ces conditions que le D' Albert Mouchet
vit l'enfant : « et surpris par l'attitude vicieuse de
LU
ses doigts, l’adressa à M. le professeur Brissaud, qui porta le diagnostic de briéveté du groupe de: : fléchisseurs des doigts ».
Mais, poursuivons la lecture de cette observation et
nous verrons que « si on tente de vaincre cette résis-
EAN
tance (des doigts) à l’extension, on échoue com-
plètement ; tout au plus détermine-t-on.une hyper-
extension de la main, d'où exagération de la ‘éformation que l’on veut combattre ».
« Si maintenant le petit malade fléchit la main, le
tableau change : les doigts peuvent s'étendre ou
se fléchir spontanément ; les mouvements sont aisés et non contrariés. Il semble évident que la fexion préalable de la main, rapprochant les
ms
trop serré
points d'insertion des muscles ‘fléchisseurs, per- « mette ainsi le jeu normal des doigts ».
N'est-ce pas là une description chnique, absolument exacte, de l'affection de Volkmann? Et ne nous est-il pas permis d'affirmer que le traumatisme imi-
tial a été la cause déterminante, efficiente de cette
rétraction des fléchisseurs ? Point n’est besoin de faire intervenir l'hypothèse de la -congénitalité. Lé traumatisme a suffi pour déterminer le syndrome.
Et de même, dans l'observation de Reinbold : Ici,
la rétraction est apparue, après une violente com--
pression de l’avant- bras entre deux tampons de wa-
oon ; il n y a eu, comme dans le cas précédent, ni | | fracture, ni appareil constricteur.
Dans notre troisième exemple (observation 50 de la thèse de doctorat du D' Mouchet), il ya qu f frac-
Lure supra-condylienne de lhumérus droit, avec
grand déplacement du fragment inférieur, réducetion sous anesthésie chloroformique, et contention au moyen d'une gouttière plâtrée postérieure. « L'enfant a été surveillé par moi-même, d'heure en heure, nous déclare le D' Mouchet et dès l'apparition des
SYimplômes.prémonitloires de la rétraction de Volk-
mann (phlyctènes, gonflement, douleur), c’est-à-dire dès le lendemain, la gouttière plâtrée a été enlevée ».
La cause de ce cas de syndrome de Volkmann ne
Saurait donc être 4 compression par l'appareil plâtré
semble qu'ici, encore, le trauma-
Uisme initial est, seul, à incriminer. -
Nous devons, avant de clore ce rapide exposé des