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II. La réaction mécanique

La même décontraction lente, ou spasme tonique persistant, peut être mise en évidence d’une autre facon sur les muscles atteints de myotonie. L’excitabilité mécanique est, en effet, très accrue et cela explique pourquoi un choc mécanique, une impression de froid, une excitation légère provoquent le spasme persistant.

Il suffit, en effet, de donner un coup sur la partie moyenne du corps musculaire pour voir se produire, au niveau du point percuté, une fossette, une dépression, autour de laquelle ilse forme un bourrelet ; le muscle devient dur. Ce phénomène persiste de 30 à 40 secondes et finit par disparaître.

Si l’on excite le muscle plusieurs fois par le même moyen, on voit que la réaction d’abord longue et forte, finit par s’atténuer et disparaitre ; alors même l'excitation la plus intense devient incapable de faire apparaître le spasme musculaire.

Mais après un repos plus ou moins considérable, la réaction mécanique peut apparaître à nouveau.

On voit encore souvent à côté du bourrelet se former une série de petits nœuds qui s’atténuent progressivement, si bien que leur succession fait l'impression d’une ondulation. On dirait une reptation sous la peau.

soie

Le froid met facilement les muscles en état d’excitabilité exagérée. L'hiver, certains myotoniques sont plus susceptibles à présenter la myotonie qu'en été. Par contre, la myotonie diminue et peut même disparaître sous l'influence de la chaleur.

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