‹ Contribution à l'étude de la Mythomanie SimpleChapitre 11 sur 21 · B. — CHEZ L’ADULTE · texte numérisé non relu

B. — CHEZ L’ADULTE

Chez celui-ci, la mythomanie est le résultat de la persistance de l’activité mythique de l'enfant, C’est selon l'expression de Dupré « un mode d’infantilisme psychique ».

C'est chez l'adolescent, à l’âge où le sujet, sur les limites de l'enfance met au service de l’activité mythopatique excitée par la fanfaronnade et l’appétit de notoriété, le développement de ses facultés intellectuelles que le syndrome revêt les types cliniques les plus variés et les plus riches. Les femmes sont baucoup plus prédisposées que les hommes aux manifestations mythopathiques qui semblent être souvent héréditaires.

Dans un cas typique de mythomanie Meta Lutz trouve comme conditions caractérstiques les traits suivants : altérations et oscillations périodiques de l'humeur et de la tension psychique, imagination très vive, s’éloignant très loin de la vérité, associée à une pensée peu différenciée et prolixe, forte affirmation de la personnalité, avec une tendance altruiste, faiblesse de volonté avec un grand besoin d'appui et d'amour, comme expression d’une'attitude, vitale, plutôt passive et asthénique, réelle capacité de bien jouer un rôle une fois préparé, égoïsme très prononcé associé à un manque de retenue et une absence de scrupules moraux. Tous ces traits de caractère se retrouvent répartis d’une façon variée dans l’ascendance et'chez les collatéraux de la malade étudiée ; seulement, chez elle, les dispositions héréditaires des parents se composent et se renforcent et arrivent à composer la vraie mythomanie.

L'homme peut, sous des influences cupides, ou passionnelles, émettre des mensonges plus ou moins graves ; chacun peut ainsi épisodiquement devenir menteur. Mais le sujet qui, sans mobile pressant, manifeste toute sa vie dans les occasions les plus diverses, le plus souvent sans utilité et même contre ses intérêts et ceux d'autrui, des tendances à altérer la vérité, à mentir, à simuler et à créer des fables imaginaires, celui-là est un vrai mythomane.

L'activité mythique de l'adulte revêt fréquemment une forme associée d’ailleurs au mensonge et à la fabulation. Elle peut être considérée comme une

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