HE
Reprise par la pyridine.
Elle dissout les acides organiques libres, mais pas le sulfate de sodium qui est éliminé. On obtient donc une solution pyridinée des acides organiques.
La déionisation des solutions par la pyridine pour usage chromatographique a été préconisée par MALPRESS et MORRISSON
37]. Ils ont montré que les sels des acides inorganiques sont insolubles dans ce solvant.
Nous avons étudié la solubilité des acides organiques dans la pyridine ; nous avons montré que dans les condi- Hions opératoires la totalité des acides organiques extraits passent en solution dans le volume important de pyridine utilisée. Nous avons déterminé la solubilité dans ce solant des principaux acides organiques courants. Nous indiquons leur solubilité dans les conditions opératoires soit par agitation de dix minutes à la température de 29°
Acide oxalique : 1,27 g pour 100 g de solvant.
Acide tartrique : 3,31 g pour 100 g de solvant.
Les acides citrique, malique, malonique, succinique et fümarique sont très solubles dans la pyridine.
D’après ceci, il semble justement que plus un acide possède de groupements organiques, plus il est soluble dans la pyridine. Nous sommes donc assuré qu’en cas de présence d’un acide organique quelconque dans un organe végétal, nous le retrouverons dans la solution pyridinée ; nous pensons par exemple à des acides intermédiaires du phénomène de la respiration ou même de la photosynthèse.
Reprise par l'eau.
La dessiccation élimine la pyridine dont la tension de valeur est élevée ; la reprise par l’eau nous donne une solution aqueuse à peu près pure des acides organiques hydrosolubles des végétaux ; ceux-ci sont entièrement à l'état libre.
Il faut signaler que de petites quantités de flavonol
HOGUS
persistent dans la solution. On les retrouve sur le chromatogramme ; elles ne sont pas gênantes. Les phosphates également ne sont pas entièrement éliminés ; on les retrouve en solution sous forme de phosphate monosodique. Cette substance possède un Rf bien défini que nous avons mesuré, et ne peut pas prêter à confusion avec d’autres formes du phosphore dans le végétal, en particulier des formes organiques dont les Rf sont plus élevés. De plus, les phosphates n'existent qu’en faibles quantités chez les
végétaux.
CONCLUSION
Nous avons indiqué une méthode efficace de purification des extraits végétaux. Elle est pratique car elle ne demande que des appareils ou des réactifs couramment répandus dans les laboratoires ; elle ne comporte aucun stade particulièrement délicat. Malgré le nombre de manipulations, en apparence élevé, elle est rapide car les divers stades s’enchaînent facilement et sont de courte durée. Elle nous a toujours donné d’excellents résultats. Elle est au moins aussi bonne que lPemploi des échangeurs d'ions.