ÉTUDE DU PRUNIER
(Prunus domestica)
Notre étude a porté sur des pruniers provenant de Caudéran, aux alentours de Bordeaux. Nous avons examiné deux variétés : la variété < Reine Claude hâtive » et la variété « Bonne de Bry ».
Nous avons étudié la variation du poids des feuilles el des fruits, de leur pH, de leurs sucres totaux et de lacidité de titration en fonction de la maturation du fruit. Nous avons déterminé la nature et le taux des divers acides organiques. Nous avons rapporté les résultats à un organe et à 100 g d'organes.
Le tableau VI montre que le poids des feuilles varie peu. Celles de la variété « Bonne de Bry » pèsent environ 0,30 g. Celles de la variété «Reine Claude hâtive » ‘pèsent le double avec une augmentation passagère au moment de la véraison. Les fruits augmentent de poids, grossissent et se développent surtout jusqu’à la véraison. De la véraison à la maturité, l'augmentation de poids est faible.
De même que pour les autres fruits, les sucres totaux de la feuille varient peu. Les variations sont faibles et sans importance. D'ailleurs dans la variété «Reine Claude hâtive » ils passent par un maximum peu accentué au moment de la véraison, alors que dans la variété « Bonne de Bry » ils passent à ce moment-là par un minimum. Les fruits accumulent des sucres surtout avant la véraison. Les deux variétés étudiées se comportent différemment. Les fruits de la variété «Reine Claude hâtive » accumu-
on h —
lent des sucres jusqu’à la maturité. Cette accumulation se
traduit par un enrichissement des tissus ;
le
taux de sucres pour 100 g de fruits augmente. Cette augmentation est surtout importante jusqu’à la véraison, mais elle se continue ensuite. Les fruits de la variété « Bonne de Bry »
cessent d’accumuler les sucres au moment de la véraison.
Le grossissement du fruit après cette période provoque
une diminution du taux des sucres rapporté à 100 g d’or-
ganes.