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MT. pers
les mineurs travaillant dans des galeries où règne une hurridité considérable, les blanchisseuses lavant dans les bateaux, les individus supportant alternativement des tewpératures différentes, les debardeurs, les cochers de fiacre, sont les professions les plus exposées à celte affection.
Les qne ques travaux qui ont été faits sur ce sujet démoutr.nt bien cette influence. « La plupart des cas de néphrite albumineuse, dit M. Layet (1), relevés dans la collection des feuilles de clinique de l'hôpital maritime de Toulon, sont en grande partie présentés par des ouvriers furgerons. Selon moi, la pathogénie de celte affection trouverait son point départ dans un état de congestion entretenu dans le rein par la fatigue du mouvement professionnel.
Nul doute que dans bon nombre de lumbagos on ne doive rapporter une partie de l’élément douloureux à cette altération du rein. Ainsi disposé, l’organe est éminemment apte à subir l'influence des variations brusques de température auxquelles les forgerons sont plus particulièrement exposés. Le passage d’une chaleur au froid ou à l'humidité du d-hors, l'exposition à un courant d'air pendant la transpiration du corps deviennent les causes efficientes de l'inflammation du rein. Cest donc là une véritable aibutuinurie professionnuille, et je ne doute pas qu’un grand nombre de cas d'hydropisie qu’on trouve notés duns le relevé des maladies propres à la profession ne soient le résultat d’une altération brightique des reins, »
On a égriement donné, comme cause de la néphrite
(4) Layet. Archives de médecine navale, t. XX.
albumineuse chronique, l'alcoolisme. Gette opinion, soutenue surtout en Angleterre, a également eu comme défenseur Rayer, qui cite plusieurs cas d’indivilus alcooliques (chitionniers, ouvriers des ports) qui sont devenus albuminuriques. Il reconnait cependant que chez eux la maladie se développe à la fois sous l'influence du froid et de l'alcool. « L'inpression du froid ou de l’humidité, dit-il, est le plus souvent la cause déferminante de la maladie ; :ar, en général, c'est après un refroidissement plus ou moins prolongé que ces individus se plaignent des premiers symptômes de l'affection, ou bien, ils rattachent à cette circonstance le développement de l'hydropisie. »
Johnson à également fait jouer à l'alcool un rôle très important dans la pathogénie de l'albuminurie, et il n’hésite pas à le placer presque en parallèle avec le froid. Cette opinion a eté vivement contestee par Dickinson, qui a prouvé, en s'appuyant sur le résultat de staiistiques comparatives {ournies par les autopsies des alcooliques et de ceux qui ne l’étaient point, que la maladie de Brigth était plutôt moins commune chez les premiers que chez les seconds (2). Cetie dernière opinion nous semble la plus ratiunnelle.
En résumé, un froid pénétrant provoque une néphrite épithéliale aiguë franchement infiammatoire, et l’action continue et permanente du froid humide, même de moyenne intensité est également capable d'amener des altérations suba.guës et chroniques des éléments du rein.
Mais comment agil-il (2)? Probablement d’une façon
(4) Revue des sciences médicales, t, 1], 1873. (2) Cornil. Des néptürites, thése d'agrégation, 1869, p. 70.
Le VS ai complexe : par irritation réflexe en activant la circulation du rein ; par irritation directe de la peau en resserrant ses vaisseaux et en supprimant momentanément sa fonction.
Cette dernière condition a été prouvée par l’expérimentation. Fourcauld, et avec lui Balbiani, Valentin, ont vu, en effet, que lorsque l’on recouvrait en entier le corps d’un animal d’un enduit imperméable, ses urines accusaient bientôt la présence de l’albumine et, qu’au bout de très peu d'heures, il succombait, sa tem pérature s’abaissant progressivement. Les reins étaient toujours fortement congestionnés.
Il résulte de recherches entreprises dans le laboratoire du professeur Botkin (1), de Saint-Péterbourg, que :
4° Quelque temps avant la mort, les animaux enduits d'un vernis présentent des convulsions cloniques et tétaniques dans divers groupes musculaires pendant que la température rectale s’abaisse d’une manière notable.
2 L'enveloppe des animaux avec de l’ouate ne preduit pas une élévation marquée de la température.
3° La respiration d'oxygène ne les sauve pas non plus.
4°. On observe dans l’estomac des ulcères consécutifs à de profondes extravasations sanguines.
5 L'application d’un enduit sur la peau est rapidement suivi d’albuminurie.
6° On trouve constamment une inflammation paren-
(1} Revue des sciences médicaies, t. 1, 1873. Arch. de Botkins» 4e volume.
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chymateuse, diffuse des reins, quellequesoit la substance employée pour enduire la peau : vernis, colle, gomme arabique, etc.
On a observé de l’anasarque et de l’albuminurie chez un individu qui s’enduisait tout le corps d’un liniment à l'essence de pétrole.
Lorsqu'une brûlure superficielle intéresse la peau d’un animal sur une large surface, comme l’a démontré Wersheim, on obtient également toujours de l’albumine avec lésion des cellules et des canalicules du rein. Les brûlures äe l’homme dans ces conditions ont parfois les mêmes conséquences et, sur plusieurs reins de malades victimes de brülures étendues, existaient les lésions de la néphrite albumineuse au début.
En soumettant au froid et à l'humidité différents animaux, le docteur Johnson les a rendus albuminuriques, surtout lorsque l’action de cette cause a été prolongée. Nous venons également d’essayer de démontrer que c'est là la principale cause des néphrites albumineuses de l’homme, qu'elle est fréquente et souvent grave.
Il est difficile de savoir s’il y a là intoxication par les principes nombreux que la peau uoit éliminer ou une action purement nerveuse. (1)
SYMPTOMATOLOGIE.
Lorsque le froid occasionne une néphrite aiguë, le symptôme du début est le plus souvent un frisson accompagné de malaise et de fatigues. Presque aussitôt
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les urines diminuent de quantité; elles changent de couleur. De claires qu’elles étaient, elles deviennent rouges, le plus souvent d’un rouge sombre, ce qui les A fait comparer à de la bière assez colorée; de plus, elles sont épaisses et laissent généralement au fond di vase un sédiment blanchâtre. En même temps apparaissent de la céphalaloie, des douleurs lombaires, quelquefois fort vives, des nausées et des voinissements. Puis, au bout d’un temps des plus variables, quelquefois tut aussilôt après le coup de froid, le plus souvent cinq ou six jours après les premiers symptômes, apparait l’anasarque qui lève tous les doutes.
L'infiltration æœdémateuse commence par la face. Les malades ont la figure bouffie et présentent une pâleur spéciale dune d'après Johnson à la diminution considérable de l’hémoglobine du sang. Puis les jambes, les cuisses, le tronc augmentent de volume à leur tour. Il est également très fréquent de voir des épanchements se produire dans les grandes séreuses, le péritoine, la plèvre et le péricarde. T1 est égilement assez commun de rencontrer de la sérosité dans les ventricules et l’arrachnoïde. Lorsque l’anasarque est devenu général, l'urine est exrrétée en bien plus petite quantité. Sa couleur brune indique qu’elle contient du saug et, si l'on y verse quelques gouttes d’acide nitrique, on y fait apparaître un précipité très abondant d’albumine; le résultat est également obtenu en faisant chauffer légèrementune partie de l'urine. L'alcool, l’acide chlorhydrique, Yacide tanaique, la décèlent également. Le précipité se présenie sous la forme de flocons blanchâires quand il est abondant, et a l’aspect d'une matière farineuse dimi-