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nuant la transparence de l’urine lorsqu'il est en petite quantité.
Quand, pour reconnaître la présence de l’albumine, on se sert de l’acide nitrique ou de la chaleur, il faut toujours combiner ces deux moyens. Par la chaleur seule, en effet,on voit se produire un précipité blanchâtre qui n'est autre que de l'acide urique et des urates qui pourraient en imposer pour de l'albumine. Pur l'addition de quelques gouties d'acide urique, on voit disparaître le précipité, qui persiste au contraire si l’on a affaire à de l’albumine. De même, en se servant de l'acide nitrique seul, on déplace l'acide carbonique des carbouates et on les transforme alors eu sels immobiles qui disparaissent par la chaleur (1).
La quantité de l'urine, avons-uous dit, diminue. En effet, il n’est pas rare de voir celle-ci to nber à 500 ou 600 gr. pour vinet-quatre heures. Ce fait est intéressant eu ce sens que les malades ont un be oin incessant d’uriner ; mais si l’on mesure la quantité des urines dans un temps donné, on constate qu'elle est tres faible. En même temps que la quantité, sa d-nsi‘é s’abaisse : de 1016 à 1020, eile tombe à 1008 et 1004.
La proportion d’urée est écalement plus faible. De 30 grammes, elle descend à 20 ou 15. Il en est de même de l'acide urique qui de 50 centisrammes tombe à 30, à 20. Les autres sels de l'urine, phosphaies, urates, oxalates sont également diminués.
Le sédiment déposé au fond äu vase et examiné au microscope laisse voir très fréquemment des lambeaux
- (1) Hardy. De la valeur des éléments fizurés de l'urine dans la néphrite parenchymateuase. (Leçons cliniques, hôpital Necker, in Gaz. des hôp., 18717.)
‘d’épithélium larges, avec de grosses cellules qui proviennent de la vessie ou des uretères et qu’il faut distinguer avec soin des épithéliums du rein. On y rencontre également assez souvent des cristaux appartenant aux phosphates et aux oxalates de chaux. Ces éléments ne sont généralement qu’une simple coïncidence. On voit aussi des globules rouges du sang, facilement reconnaissables à leur forme arrondie, déprimée et quelquefois äleur coloration rosée. Mais ce qui caractérise surtout les urines de la néphrite parenchymateuse, c’est la présence dans le sédiment de petits tubes, de cylindres “rrondis qui neserencontrent visiblementque dans cette maladie. Jls ne sort pas tous semblables et leur présence peut être non nee un signe de diagnoctic général, mais encore servir à différencier les diverses périodes de la maladie. Tels sont lescylindres fibrineux, épithéliaux, colloïdes.
Les cylindres fibrineux ou plutôt His. car ils ne sont pas formés de fibrine, sont constitués par une substance amorphe. Non colorés, peu réfringents, ils sont flexibles et constitués par une matière albuminoïde se rapprochant de la gélatine. Ge sont les plus vulgaires de tous les cylindres urinaires : on les trouve dans les attections rénales les plus diverses; on ne les voit ordinairement qu’au commencement de la maladie dans la néphrite parenchymateuse.
Les cylindres épithéliaux sont dus à la desquamation de l’épithélium qui tapisse les canalicules du rein. [ls se présentent sous la forme de petits tubes dans fesquels il est facile de reconnaître les cellules normales de l'épithélium qui forment à leur surface une espèce de mosaique. Ainsi constitués, ils n'ont pas une grande im-
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portance et ils se trouvent presque toujours dans l'urine des fièvres éruptives ou des maladies aiguës.
Ils peuvent offrir cependant certaines altérations qui, au point de vue du diagnostic, leur donnent plus d’importance. Ces altérations sont caractérisées par de petites granulations saillantes dues à un commencement de dégénérescence. Enfin, dans certains cas, on trouve mélangés à ces granulations des corpuscules bien arron-dis, refringents, qui disparaissent dans l’éther el sont formés par de la graisse. On a alors des cylindres granulo-graisseux qui, avec les cylindres épithéliaux à granulations, indiquent des lésions rénales assez profondes.
Enfin, on peut encore trouver, mais très rarement, dans l'urine de la néphrite parerchymateuse, des cylindres ressemblant beaucoup aux cylindres hyalins, mais plus réfringents, à coloration jaunâtre, plus cassants et à bords souvent entaillés. Ils résistent plus que les cylindres hyalins aux réactifs et se colorent facilement par l’action des matières colorantes, carmin et iode. Ce sont des cylindres creux existant principalement dans la néphrite interstitielle et n’ayant aucune connexité avec la dégénérescence amyloïde du rein (1).
A côté de ces troubles et de ces modifications de la sécrétion urinaire existent également des troubles de la vue. Le plus souvent les malades se plaignent d’avoir, entre leurs veux et les objets qu’ils regardent, un brouillard, un nuage quitempère leur vision et fait qu'elle s’exerce comme à travers un voile. Ce phénomeneest attribué
(1) Leçons sur les maladies du foie, des voies biliaires et des reins, 1811, p. 289, Valissant. 5
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à l'existence d’un œdéme survenu dans la rétine, D’autres fois, ces troubles sont plus profonds et plus étendus; dans certains cas, les malades ont de l’amblyopie et même de l’amaurose.
Le symptôme le plus important est, avons-nous dit, l’anasarque. D’abord limitée au tissu cellulaire sous-cutané, l'hydropisie gagne assez fréquemment les cavités séreuses et s’y collecte. Quelquefois même, l'envahissement progressif de la sérosité se fait suivant un ordre inverse, et le premier phénomène qui apparaît est un œdème de la glotte ou du poumon.
Les deux facteurs principaux de l’hydropisie sont : l’altération locale du rein et la modification du sang.
L’accumulation des cellules épithéliales dans les canalicules du ‘rein oppose à l'issue de l'urine des glomérules une véritable résistance, et les conditions mécaniques de la filtration de l’urine sont entravées.
Claude Bernard a prouvé que l’albumine du sang est nécessaire au sérum, et que c’est elle qui est en partie - chargée d’empêcher la transsudation des parties liquides à travers les parois vasculaires ; dans les néphrites parenchymateuses, la proportion d’albumine du sang a toujours été trouvée inférieure à la quantité physiologique. Il est donc rationnel d'attribuer à la désalbuminémie la principale influence sur la production de l’albuminurie du mal de Bright.
Si on explique ainsi l’anasarque dans une maladie longue, comme les néphrites chroniques, il n’est plus tout à fait de même pour la néphrite aiguë a frigore ; quand, du jour au lendemain, l’individu se trouve tuméfié des pieds à la tête, il n’a pas eu de perte d’albumine assez considérable pour expliquer cet anasarque. Il s’est
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donc fait vers le tissu cellulaire une véritable fluxion séreuse, indépendamment de toute modification dans la composition du sang. Cette fluxion séreuse est incontestablement due aux troubles de l’innervation vasomotrice (1).
Outre la perte d'albumine, le sang subit du fait de la maladie un appauvrissement général. Les globules, les sels diminuent dans des proportions considérables; les matières extractives seules se maintiennent à un taux élevé.
Avec ces trois grands symplômes, la néphrite parenchymateuse, soit aiguë, soit chronique, est manifestement constituée.
Sous l’influence d’un traitement approprié, tous ces Symptômes peuvent disparaître et disparaissent en effet assez fréquemment dans la néphrite épithéliale aiguë, Elle peut également se terminer par la mort. Le malade est alors emporté par une complication : pneumonie, hydro-péricardite, érysipèle gangréneux, œdème ventriculaire, œdème de la glotte. Plus rarement, après quelques améliorations passagères, elle passe à l’état chronique.
Cette dernière est le plus souvent fréquente d'emblée et alors son début diffère totalement de celui de la néphrite épithéliale aiguë.
Il est lent, insidieux, souvent fort difficile à préciser. C’est une de ces affections qu’il faut chercher pour les découvrir et qui ne s'impose pas d’emblèe par
(1) Rendu, Des néphrites chroniques, thèse d’agrégation, 1878. De l’hydropisie.
une série de caractères faciles à reconnaître. Un sentiment de faiblesse générale, troubles gastriques, la pâleur
du visage, la diminution des douleurs sourdes du cêté de’
larégion desreinssimulant un lumbago subaigu, des troubles de la vue, une céphalée persistante, de la gène de la respiration et de la toux sans signes ou presque sans signes pulmonaires, tels sont le plus ordinairement les symptômes d’une néphrite éphithéliale chronique non confirmée. L’œdème apparaît d’abord dans le tissu cellulaire des paupières, dans le tissu conjonctif périmalléolaire ; il est passager, apparaît et disparait souvent plusieurs fois avant de devenir stable et de s'étendre.
La marche est alors semblable à celle de la néphrite aiguë, sauf qu’elle est beaucoup plus longue, qu’elle offre plus de rémissions et d'améliorations et qu’elle comporte un pronostic beaucoup plus grave. La mort survient soit par insuffisance urinaire, soit par une complication.
La suérison sans être impossible est néanmoins fort rare. Autant la néphrite aiguë a frigore s’abattant soudainement sur un individu en bonne santé est guérissable et guérit, le plus souvent sans laisser de traces, autant la néphrite épithélialé chronique, s’installant petit à petit chez un individu soumis déjà depuis longtemps à des causes prédisposantes, le plus souvent déjà affaibli, laisse peu de chances de rétablissement.
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