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nuajent à être rares, sanguinolentes et fortement albumineuses ; mais rien ne faisait présager une mort prochaine, lorsque ce ma lade fut pris tout à coup, et je dois le dire à mon grand étonne. ment, de convulsions peu après l’administration d’un bain de vapeur.On m'assura que ce bain n’avait été donné ni tropchaud, ni trop prolongé ; que sa durée avait été de vingt minutes environ, et que pendant son administration, le jeune homme ne s'était pas pläint d'éprouver plus de malaise que dans les bains précédents. Aux convulsions, succéda un état comateux dont le malade ne put être arraché, malgré l'emploi de sangsues derrière les oreilles, des applications froides sur la tête, du calomel à haute dose, des lavements purgatifs et des vécicatoires sur les jambes. Quinze ou seize heures après l'invasion des sym= ptômes cérébraux, le malheureux jeune homme avait succomhé. Je fis l’autopsie du corps avec d'autant plus de soin que je voyais pour la première fois une hydropisie semblable se terminer d’une manière aussi brusquement fatale,
Autopsie. Le cerveau était un peu humide et la pie-mère n’était pas sensiblement infiltrée de sérosité ; les ventricules cérébraux contenaientà peine deux cuillerées à bouche de sérosité limpide: les sinus n’offraient rien de particulier.
La moelle épinière et ses enveloppes étaient saines.
Le larynx, la trachée et les poumons n’offraient point d’altérations morbides. La membrane muqueuse des bronches était seulement un peu injectée. Il y avait environ un demi-verre de sérosité sanguinolente dans chacune des plèvres, à la surface desquelles on ne remarquait ni injections, nifausses membranes. Le cœur et le péricarde n’offraient rien d’anormal, Le péritoine contenait un verre de sérosité ; l'estomac, l'intestin, la rate et la vessie étaient sains. Les reins, au contraire, offraient un état pathologique fort remarquable,
L'un d’eux, celui du côté droit. pesait deux cent trente grammes, celui du côté gauche deux cent quarante-cinq, c’est-à-dire le double environ du poids des reins à cet âge. Tous deux étaient d’un rouge marqué ; ieur surface offrait en outre un grand nombre de petits points d’un rouge foncé. À la coupe, il était facile de voir que l’augmentation du volume des reins étaient due à un
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” gonflement des plus remarquables de Ja substance corticale. Elle était plus rouge que dans l’état sain, et parsemée d’un grand nombre de petits points d’un rouge plus foncé. La substance tubuleuse était dense et d’un rouge brun, uniforme. Le passinet était légèrement arborisé. Les vaisseaux qui rampent à l’extérieur des reins était très injectés.
M. le professeur Béhier, dans une leçon clinique faite en 1872, à l’Hôtel--Dieu, sur trois cas d’albuminurie aiguë, à des degrés divers, et dus très probablement tous trois, certaisement pour deux, à la même cause, le froid, les rattache à cette forme de néphrite très com-— mune d’ailleurs, que l’on a désignée sous le nom de réphrite congestive, catarrhale, desquamative; et que l’on pourrait désigner du nom de rhume de rein. Ces trois observations et la suivante ont été publiées dans la Gaz. des Hôp., en 1873.
OBsERVATION IV.
Homme couché dans la salle Ste-Jeanne. Entré avec bouffissures de la face, gonflement du cou, du dos, des jambes et de diverses parties plus ou moins déclives du corps. Quelques jours auparavant, cet homme, étant en état d'ivresse, avait été saisi par le froid et avait à la suite éprouvé du malaise, de l’étouffement. Ensuite était survenu cet œdème que l’on remarquait à son entrée à l'hopital, Ses urines, examinées, renfermaient une grande quantité d’albumine. C'était évidemment là une albuminurie survenant sous l'influence du froid doublé de l'alcoolisme. Comme antécédents, le malade se souvient avoir eu une maladie semblable, il y a seize ans, et, depuis ce temps, s'être bien porté. Il n’est pas admissible que son état actuel soit la suite et la continuation de sa première atteinte. C’est donc bien là une
nouvelle atteinte du même genre que la première, c’est-à-dire une néphrite catarrhale, consistant en une congestion superficielle de la surface des tubuli, sans altération de ces tubuli euxmêmes, amenant leur obstruction ou leur obliteration plus ou moius complète par l’accumalation des débris sécrétoires, des débris d'épithélium. En effet, les urines ne contiennent rien autre avec l’albumine que quelques cellules épithéliales.
Le traitement fut le suivant. Applications répétées de nombreuses ventouses dont quelques-unes scarifiées sur la région rénale : bains de vapeur, du tannin à la dose de 1 à 2 grammes par jour; diète lactée, boissons abondantes.