‹ Contribution à l'étude de la néphrite à frigoreChapitre 16 sur 24 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Le 21 janvier, salle. Ste-Jaanne, entre un homme, maintenant couché au n° 3{, et présentant à peu près les mêmes symptômes. Peu de jours avant son entrée à l'hôpital, cet homme avait été pris d’un gonflement considérable du cou, de la face, des mains et des jambes. Les urines étaient rares, foncées, et décelèrent aux réactifs une grande proportion d’albumine. On n’y trouvait d’ailleurs ni débris de tubes, ni cellules, Après quelques semaines sous l'influence du repos, d’un bon régime, et d’un traitement semblable au précédent, on ne tarda pas à constater la disparition de lJ’albumine dans les urines, avec retour de Ja proportion normale d’urée et de la quantité habituelle de ces dernières. D'après son rapport, il aurait eu une atteinte d’albuminurie,: tout à fait semblable, il: y a sept ans. Dans cette première atteinte comme Gans la seconde, la causel est restée inconnue. On ne peut que soupçonner par analogie, sans l'affirmer toutefois, l’action du froid. Toujours est-il que les caractères, jà marche et l'issue de la maladie, ont été ceux de la néphrite aiguë congestive où catarrhale, ordinairement causée par {e froid.

Si les deux faits que nous venons de citer sont favo-

rables, en voici un troisième qui est un exemple dé la

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marche. insidieuse et du caractère grave que. peul, prendre dès le début cette affection ; ce. qui. justifie le pronostic réservé que l'on a fait pour ce genre de néphrite, malgré son apparente bénignité dans un certain nombre de cas.

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