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OrSERVATION VIII. (Gazette des hôpitaux, service de M. Lecorché, 1876.)
Néphrite parenchymateuse, son traitement.
Malade couché au n° 31 de la salle Saint-Bernard. Le début remonte chez lui à quinze jours ou trois semaines lors de lentrée à l'hôpital. Cet homme âgé de 98 ans, sellier-bourrelier, exerçait généralement sa profession à la campagne, se transportant de ferme en ferme chez les paysans qui l’employaient., Il couchait souvent dans des granges. Il se rappelle notamment avoir couché, vers la fin de juillet, sur la terre nue d’une grange particulièremeut humide et froide.
Dès le lendemain, il ressentait de vives douleurs dans la région des reins, en même temps que du mal de tête. Il s’aperçut qu'il urinait moins que de coutnme et que ses urines étaient très rouges, Sa vue se troubla. Bientôt après, il se produisit un œdème qui, limité d’abord à la face, ne tarda pas à gagner de proche en proche et de haut en bas, le corps entier. En outre, bien qu’il souffrit tellement des reins qu’il était obligé de se courber en deux, suivant son expression, cet homme ne cessait pas encore de travailler.
Le 11 août seulement, il entrait à l’Hôtel- Dieu, à l’occasion d'une ‘érysipèle qui s’accompagnait d'une fièvre vive. L’érysipèle eut une évolution heureuse et rapide, mais lorsqu'il fut guéri, on eut à s'occuper de l’état des reins, Les urines furent trouvées très albumineuses ; elles prenaient pour ainsi dire en masses sous lPaction de l'acide nitrique et de la chaleur: On y constata,par l’examen microscopique,la présence de très nombreux globules sanguins et de cylindres épithélio-fibrineux droits des coudés, et ainsi, il n’était pas douteux qu’on eût affaire à une véritable néphrite parenchymateuse et non simplement à une de celles que l’on nomme catarrhales et qui, elles-mêmes, occasionnées par le froid, sont de leur nature superficielles et passagères. : ts
La médication fut un peu complexe. On fit d’abord une application de ventouses scarifiées sur la région des reins, et par ce
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moyen on retira environ 200 grammes de sang, puis on soumit-le malade au régime lacté. On lui-administra la teinture de digitale à la dose de 15 gouttes par jour et deux fois à cinq ou six jours d'intervalle: on l’envoya au bain de vapeur. Il serait, sans doute, assez difficile de déterminer avec certitude la part exacte qu’il convient d’attribuer:à chacun de ces moyens divers dans le'résultat obtenu ; mais en tout cas, il est certain que le-résultat fu très favorable. Bientôt l’anasarque diminua sensiblement. Cette diminution devint surtout des plus rapides à partir du jour où le malade prit sonsecond bain de vapeur. En même temps, lesurines avaient changé d’aspect ; elles étaient devenues beaucoup plus claires .et plus pâles ; leur abondance s’éleva jusqu’à 3‘ou 4 litres durant six jours; elles ne contenaient plus le moindre atome d’albumine. .Les douleurs de reins, les maux de tête avaient disparu; l’appétit s'était dessiné, il devenait de plus en plus exigeant. Le malade, complètement débarrassé de son ‘ædèmeet ne souffrant de nulle part, se trouvaittrès bien et'se croyait guéri définitivement. Pourtant, il eut une légère rechute qu’il dut peut-être à une grave imprudence et ‘au moment où, n’étant plus soumis à l’usage du lait, il commençait à recevoir une nourriture beaucoup plus substantielle et plus abondante, un de ces jours derniers, lorsque le temps s’était déjà de beaucoup rafraîchi, il s’assit sur un banc de pierreet resta longtemps à prendre le frais dans une des cours de l’hôpital. Dès lors Yalbumine reparut dans les urines, maisen quantité beaucoup moindre que la première fois. La polyurie cessa, la quantité d’urine sécrétée dans les vingt-quatre heures reprit ne moyenhe normale, l’appétit devint un peu moins wif, tout en restant satisfaisant. Iln’y eut, cette fois du reste, ni troubles visuels, ni maux de tête, ni maux de reins, ni douleurs d'aucun genre.
OBSsERvATION IX. (Hôpital de Rothschild, service du Dr Leven, Gazette des hôpitaux, 1879.) |
Néphrite parenchymateuse ; urémie ; injections de nitrate @e pilocarpine; guérison.
Le 13 septembre entre à l'hôpital de Rothschild, dans le ser-
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vice de M. Leven, une jeune fille âgé de 14 ans 112, non réglée, et ayant jusque. là. joui d’une excellente santé.
Le 9, elle avait eu, à la suite d’un refroidissement, quelques frissons vagues peu intenses ; elle éprouva, depuis ce moment, de la céphalalgie et une anorexie presque complète.
Ason entrée, elle est pâle, décolorée, présente une tuméfaction assez considérable des grandes lèvres qui font saillie à la vulve sous forme de deux bourrelets durs et rénitents, La cuisse et la jambe sont le siège d’une légère infiltration œdémateuse.. Les battements du cœur sont rapides, réguliers et assez forts; pas de souffle ; 110 pulsations.
Les poumons sont sains; la langue, est rouge, sèche ; pas de vomissemerts ni de constipation. La température est de 39 le matin, 400 le soir. Les urines sont rouges, peu abondantes : 300 grammes; elles renferment, par litre, 6 grammes 50 centigrama mes d’albumine et 22 grammes d’urée. La malade prend 2 litres de lait.
Le 15. La température est de 37,5 le matin, 38° le soir. Un peu de céphalalgie sus-orbitaire. La malade vomit son lait à deux reprises différentes. À
Le 16. La température est de 31° le matin, 37,2 le soir. Quelquelques vomissements. La quantité des urines est de 250 gr.
Le 17. Même état ; elle mange une portion.
Le 18. La température est de 37° le matin, 37,4 le soir. Envies de vomir, céphalalgie, bourdonnements. d'oreilles. Urines : 350 grammes.
Le 19. Même température. L’appétit disparaît. La malade vomit ses aliments, L'œdème ne se modifie pas, Les urines sont supprimées.
Le 20. La température est à38,4le matin.Le pouls à 410. Pas d’urines. La malade est prisede convulsions cloniques d’une extrème violence.Les accès durent deux minutes environ et consistent en mouvements désordonnés de tous les membres et de la tête avec prédominance des convulsions à droite. Ils se reproduisent 22 fois dans l’espace de sept heures. Dans leur intervalle, la malade est plongée dans le collapsus le plus profond.
Après le premier accès, on pratique sur la région sternale une injection de 2 centigrammes de nitrate de pilocarpine qui ne donne
ee 6 = lieu à aucun phénomèrie. Pas de sueurs locales ou générales. Pas de salivation. La température qui est de 37,2 ävant l’injection est la même après.
‘ Le soir, nouvelle injection de pilocarpine, même dose qui ne produit qu’un peu de salivation.
” Le 21. La nuit a été interrompue par des accès convulsifs fréquents et très intenses. Des vomissements d’un liquide verdâtre se produisént le matin. La température est de 37,3 le matin. On fait une nouvelle injection de 2 centigrammes de pilocarpine. Au bout de deux minutes apparaît au pourtour de la piqûre uné rougeur assez vive. Au bout de quatre minutes des sueurs apparaissent sur le front d’abord, puis sur tout le reste du corps. La salive s'écoule en abondance par lescommissures ; à plusieurs reprises la malade vomit un liquide jaunâ re dont on recueille 80 grammes environ. Une demi-heure après l’injection la malade urine sous elle.
Les muscles du bras présentent encore quelques mouvements spasmodiques. Le liquide vomi renferme du carbonate d’ammoniaque. Elle rend 350 grammes d’urine dans le courant de la . journée. Ces urines renferment, pour 1 litre, 8 grammes 32 centigrammes d’albumine et 25 grammes 62 cent. d’urée.
Pas de diarrhée. La température est de 37,5 le soir.
Le soir, nouvelle injection de 2 centigrammes de pilocarpine ; sueurs abondantes ; nous recueillons 60 grammes environ de salive; elle renferme 98 centigrammes d’albumine (par pesée) et
des traces d’urée au microscope. Elle vomit moins qu'après la dernière injection ; elle n’a plus de convulsions.
Le 22. La sensibilité réapparaît ; la malade répond avec difficulté aux questions qu’on lui adresse, se plaint d’un sentiment
de fatigue. La température est de 37,2 le matin ; 37,3 le soir. 500 grammes d'urine renfermant 3 gr. 0/0 d’albumine,
Le 23. L'amélioration persiste, plus de vomissements ; la malade mange une portioo. La température est normale; l'urine rendue est de 1200 grammes. L’æœdème des grandes lèvres et des cuisses à complètement disparu.
Depuis cette époque, la malade ne présente plas aucun phénomène saillant. La quantité d'urine rendue est en moyenue de 1500 grammes. On y retrouve de l’albumine jusqu’au 8 octobre environ, époque à laquelle la malade est complètement rétablie,
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OgservarioN X. (Hôpital de la Pitié, salle Sainte-Marthe, lit n° 13, service ce M. le Dr Lancereaux.)
Néphrite épithéliale a frigore.
X..., charbonnier, entré le 28 juin 4879, à la Pitié. Pas d’antécédents. À Paris depuis 1872. Début de son affection il y a trois semaines. Il se refroidit en travaillant, il était alors occupé à descendre du charbon dans une cave; Il fut pris subitement de douleurs de reins très violentes, sans frissons et sans fièvre. Deux ou trois jours avant son refroidissement, avait bu plus qu’à l'ordinaire et, la veille au soir, avait fait quelques excès de boisson. Le lendemain, le médecin qu’il avait fait appeler lui fait poser douze sangsues et appliquer un vésicatoire sur la région lombaire. Les douleurs cessèrent et le malade partit huit jours à la campagne, mais, dans cet intervalle, la face devint bouffie. L’œdème débuta par les paupières, descendit à la partie inférieure de la face, puis remonta aux paupières. Le jeudi 26 juin, les jambes enflèrent à leur tour.
Le malade entra alors à l'hôpital le 28. A l’entrée, les jambes et les cuisses sont œdématiées; le doigt y laisse facilement son empreinte, il y a également un léger œdème du scrotum et de la verge. L’appétit est normal, les selles régulières, la vue bonne. Les urines ont la couleur de la bière, on y constate la présence d’une notable quantité d’albumine. D. 1016.
Le 2 juillet, les douleurs lombaires reparaissent ; le malade n’éprouve ni céphalalgie, ni nausées. Il a toussé un peu ce matin, il y à en effet un peu moins d'expansion à la base du poumon gauche. Régime lacté: 5 litres. La face antérieure des jambes laisse à peine l'empreinte du doigt. La figure est toujours bouffie et les paupières gonflées. La verge et les bourses, au contraire ont ieur volume normal.
Le 7 juillet. Le malade boit, depuis le 3, sept litres de lait par jour. L’æœdème a presque disparu, il ne reste plus qu’un peu d'empâtement sur la face dorsale des pieds et la face antérieure des jambes. La bouffissure de la face a disparu.
Valissant. 8
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Le 8 juillet. L’anasarque a totalement disparu; le malade se plaint seulement d’une douleur sourde dans la région lombaire, Le malade est sorti peu à près de l'hôpital sur sa demande,
OBservaTIoN XI. (Hôpital de la Charité, service de M. le D' Desnos, salle Saint-Félix, lit n° 24. Observation communiquée par M. Ballue, externe du service.)
Néphrite épithéliale a frigore.
Gatard-Mariues, 40 ans, journalier, Il y a huit jours, ce malade, atteint d’une légère bronchite, se refroidit en buvant, étant en sueur, une assez grande quantité d’eau froide. C’est un malade qui boit beaucoup, environ trois litres de vin par jour, et qui avoue faire également des excès d'alcool. 11 eut à la suite de ce refroidissement des urines rares et très-rouges.
Le vendredi 22 juillet, c'est-à-dire quatre jours après son refroidissement, il fut pris d’une œdème des membres inférieurs et de ballonnement du ventre, sans traces d’ascite. Il présente en outre, à son entrée, des râles ronflants de bronchite. Il a également un bruit au premier temps, qui paraît être un frottement siégeant à la partie moyenne et à la base du cœur, sans propagation : pericardite probable. Il n’a fait comme antécédents qu’une fièvre typhoïde en 1867. On lui met un vésicatoire sur la région précordiale et quatre ventouses scarifiées à la région lombaire. Comme alimentation, régime lacté.
Le 26. Céphalée intense depuis la veile. L’urine est toujours sanglante, albumineuse. Quantité rendue: 1 litre. Densité: 4040.
Le 27. Même état. A l’auscultation, on entend dans toute l'étendue des deux poumons des râles sous-crépitants; le crachoir renferme des crachats visqueux de pneumonie. Quantité d'urine rendue ; 1 litre renfermant 3 gr. 1/2 d’albumive.
Le 28. Le visage est vultueux, la fièvre vive, la température à 35°: saignée générale au bras droit. La quantité de sang retiré est évaluée à 300 gr. Les râles sont moins nombreux, les erachats moins colorés, la congestion pulmonaire moins intense. L’excrétion de l’urine est nulle, Lavement purgatif.
Le 29. Depuis hier, le malade est plongé dans le coma urémique. On lui a mis des ventouses sèches sur la poitrine, des sinapismes aux membres inférieurs. Le visage est rouge, couvert de sueurs, la respiration stertoreuse. Le malade ouvre les yeux mais n’entend pas. Il a uriné une seule fois dans son lit. Ventouses sèches aux cuisses. Lavement purgatif.
Mort à deux heures de l’après-midi.
L’autopsie n’a pu être faite.
OBservartion XII. (Observation communiquée par M. Ballue, externe du service. Hôpital de la Charité, salle Saint-Félix, service de M. le Dr Desnos.)
Néphrite épithéliale a frigore.
Pontois, Michel, 23 ans, journalier. Entré le vendredi 3 juin, Comme antécédents: père mort de la poitrine, mère bien portante : un frère et une sœur morts jeunes, À eu, ily a deux ans, une pnéumonie pour laquelle il a été traité en novembre 1880 chez M. Lancereaux, il a eu en même temps de l’œdème des jambes de l’albumine en petite quantité dans les urines, quelques troubles dans la vue et un peu d’étouffement.
Auparavant et depuis cette époque, santé normale. Croup opéré à 48 mois. £
Mercredi dernier 31 mai, ayant à travailler dans un gazomètre, il y descendit (18 pieds de profondeur), et à peine arrivé au fond, il est pris de froid, a un frisson prolongé avec claquements de dents. Îl remonte, est conduit chez un pharmacien où il a une syncope.
A son entrée, il se plaint de migraine et de dyspnée.
Le matin à la visite, le malade est assis sur son séant, en proie dune dvspnée intense. Il étouffe et a de fréquentes envies de vomir, sans pouvoir les satisfaire. Le visage est rouge, vultueux, bouffi ; de plus le malade, qui déjà depuis quelque temps voyait moins clair, accuse des troubles de la vue, plus intenses depuis jeudi dernier. Il voit trouble, et distingue mal les objets. L’exa-
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men de Ja poitrine, malgré la toux, ne révèle aucune lésion. Rien au cœur. Les crachats n’ont rien de particulier.
Léger œdème de la face dorsale des pieds et de la partie antérieure des jambes. Le doigt laisse à peine son empreinte.
L'examen de l'urine par la chaleur et l’acide nitrique fait voir une quantité très abondante d’albumine. Le malade se plaint en outre de douleurs lombaires intenses.
Le 3 juin. Ventouses scarifiées.
Le 4. Quatre ventouses scarifiées sur les reins.
Julep avec sirop thébaïque 30 grammes.
Le 5. Le malade dit qu’il n’a pas dormi de Ja nuit.
Il étouffe et ne peut rester couché. Fréquemment il se voit forcé de s'asseoir sur son lit. Céphalalgie intense. Pendant la uuit du 4 au 5,on a dù lui appliquer des ventouses sèches.
Le 6. Le malade se trouve mieux. Il a dormi un peu la nuit. Il souffre toujours de la tête. Quelques crachats striés de sang. Constipation. Dénsité de l’urine, 1003.
2 cuillerées d’élixir anti-asthmatique.
Le 7. Il a eu, peudant la nuit du 6, un accès de suffocation qui a duré une heüre et dont la violence a été telle qu’on a dû le maintenir de force dans son lit.
Toux violente et quinteuse. Anorexie et constipation. 2 litres de lait. 3 litres 800: grammes d'urine dont la densité est de
2 cuillerées d’élixir anti-asthmatique.
Le 8. Le malade est dans le même état.
2 litres de lait. 3 litres 800 grammes d'urine.
Le 9. Un peu moins d’essoufflements. Les quintes de toux sont bien moins fréquentes et moins violentes. Il se plaint de fourmillements sur la face interne des jambes et de démangeaisons à la poitrine. Constipation.
‘2 litres de lait. 2 litres 900 grammes d'urine. {Le 11, Les accès de suffocation ont beaucoup diminué de fré-t quence, mais les douleurs lombaires ont reparu et s’irradien vers l’épigastre.
Le malade se lève depuis deux jours. Il a eu la veille, au soir, 9 éblouissements qui ont duré près de dix minutes. Céphalalgie
violente, et cependant bon appétit.
Le 13. Le malade se plaint de palpitations de cœur qui sont produites probablement par les troubles circulatoires et les secousses produites par les quintes de toux. Le premier bruit est légèrement prolongé. En somme, il va mieux, sa céphalalgie a disparu.
Ventouses sèches aux membres inférieurs.
Le 14. Le mieux s’accentue. 2 litres de lait. 9 litres d’urine.
Le 15. Le malade va mieux, étouffe beaucoup moins et ne tousse presque plus.
2 cuillerées d'élixir anti-asthmatique.
Le 18. Sorti sur sa demande expresse.
- OsservaTion XIII. (Hôpital de la Charité.)
Leçons cliniques de M. le professeur Hardy, in Gazette des hôpitaux, 1877.
X..., homme de 44 ans, fort, bien constitué, ayant fait autrefois, en qualité de soldat, un séjour de plusieurs années en Afrique, où il dit avoir contracté des fièvres intermittentes paludéennes, dont il n’a conservé d’ailleurs aucune trace. Il a l’habitude de se livrer à des excès alcooliques nombreux. Non seulement il s’enivre fréquemment, mais prend chaque jour une quantité de boissons plus considérable qu’on ne peut le faire sans en être incommodé.
Il y a une quinzaine de jours à la suite d’un refroidissement, il commença à éprouver un sentiment de lassitude générale et particulièrement de malaise à la base de la poitrine, accompagné d’un peu de gêne de la respiration. En même temps il accusa de la céphalalgie, de l’inappétence, sans vomissements, sans phénomènes bien particuliers du côté de l’estomac. Quelque temps plus tard, la maladie continuant à faire des progrès, il s’aperçut que sa figure était un peu enflée de même que les extrémités inférieures et les parois abdominales, puis ces symptômes persistant, il se décida à entrer à l'hôpital où il fut soumis, le 3 mai, à notre observation.
Il présentait un œdème très marqué de la face des parois du