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de maladie de Bright, et c’est en me plaçant à ce point, de vue que je me propose d'exposer devant vous l’histoire anatomo-pathologique des maladies de Bright, Ainsi, dans mon opinon et celle-ci n’est pour ainsi dire que Île reflet de la doctrine anglaise, la maladie de Bright est un genre comprenant plusieurs espèces distinctes aussi bien par le côté anatomo-pathologique que sous le rapport de l’étiologie et de la symptomatologie. » L'année suivante, M. Lecorché, dans son Traité des maladies des reins, aldmit ésalement la multiplicité des lésions dont nous venons de parler, tout en voulant resireindre la signification du mal de Bright dans des limites plus étroites. Pour cet auteur, cette lésion n’est autre chose qu’une lésion du canalicule urinifère, qu'une néphrite parenchymateuse profonde, et présente à étudier quatie périodes distinctes (hyperémie, hyperplasie, période régressive ou graisseuse, période du collapsus ou atrophique). Cette lésion peut parcourir son évolution sans se compliquer d’inflammation du tissu intercanaliculaire ; lorsqu'elle existe, elle n'est que fortuite, peu développée et ne peut en rien expliquer l’état hypertrophique ou atrophique du rein qui relève seulement de la néphrite parenchymateu.e. Depuis, d’autres auteurs, MM. Lancereaux (1), Kelsch (2), Labadie-Lagrave (3) ont soutenu les mêmes idées, et la
(1) Lancereaux. Art. Reins, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales,
(2) Kelsch. Revue critique sur le mal de Bright. Journal de physiologie normale et pathologique, 1875.
(3) Labadie-Lagrave. Revue des sciences médicales, 1876. — Art, Reins, Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, 1881.
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multiplicité des néphrites est à peu près admise partout
sans conteste. Les lésions dont les reins sont atteints
dans ces diverses maladies sont entièrement distinctes les unes des autres, et ne peuvent être considérées comme les phases du même processus.
Selon que la lésion a primitivement frappé ou l’élément actif du rein, c’est-à-dire de l’épithélium, ou l’élémeñt passif, nous voulons dire le tissu conjonctif, les symptômes, la marche, la durée et le pronostic diffèrent. À la désorganisation des épithéliums on a donné différents noms: gros rein blanc des Anglais, néphrite parenchymateuse de Virchow, épithéliale de Lancereaux. Elle a une évolution relativement rapide; il y a toujours de l’hydropisie; les urines sont rares, foncées, fortement albumineuses, très pauvres en urée, pas d’hypertrophie du cœur. À l'hyperplasie du tissu conjonctif, à laquelle ont été donnés les noms de rein petit et contracté par les Anglais, néphrite interstitielle par Traube, et proliférative par Lancereaux, appartiennent l’œdème passager des paupières et des malléoles, toujours peu abondant, des urines pâles, sonsidérablement augmentées dans leur qnantité, présentant à l'examen peu d’aibumine et quelquefois n’en offrant aucune trace, ayant peu ou point de diminution de l’urée et s’accompagnant de rétinite et de phénomènes d’urémie.