‹ Contribution à l'étude de la néphrite diphtériqueChapitre 9 sur 16 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

L'albuminurie diphtérique

La toxine diphtérique frappe le rein expliquant la fréquence de l'albuminurie diphtérique simple qui est à rapprocher des albuminuries fébriles banales .

Les classiques en tirent une étude très complète : en particulier Barbier étudia sa valeur sémiologique et Michaud les albuminuries massives.

Elle est associée à un petit syndrome urinaire caractérisée par la diminution volumétrique des urines leur toxicité plus marquée et leur haute coloration. Mais, elle ne s'accompagne d’aucun symptôme des néphrites ;il n'existe ni rétention aqueuse, ni hématurie. Ainsi entendue, il faut distraire de son étude de nombreux cas décrits par les classiques, ou l’albuminurie n’était qu’une des manifestations de néphrites

vraies.

4° Fréquence de cette albuminurie.

Rare pour Variot, constante pour Bubler, on admet actuellement l’importance de divers facteurs. Certaines épidémies prédisposent plus que d’autres, l’association strepto-diphtérique, l'association avec une scarlatine

ne seraient pas sans jouer un rôle favorable.

Mr Dre

Enfin l’action de sérum est encore discutée.

90 Ses caractères

La date de son apparition est variable, il s’agit le plus souvent d’une albuminurie des premiers jours : parfois d’une albuminurie de la période d'état, plus rarement de la convalescence.

Sa durée est intimement liée à l’évolution de la courbe thermique : elle disparaît avec la chute de la température. Les albuminuries persistantes, postdiphtériques doivent faire craindre soit l'installation d’une séquelle rénale, soit la persistance de germes dans le naso-pharynx.

Son taux est extrêmement variable, et il est d’ailleurs sans aucune valeur pronostique.

Elle est enfin isolée sans syndrome de néphrite associée : il n’existe aucune cylindrurie et aucune rétention sanguine des chlorures ou de l’urée.

Il s’agit en résumé d’une albuminurie précoce, transitoire et pure, n’aggravant en rien le pronostic de l'affection et qu’il importe de bien distinguer de V'albuminurie néphritique dont le pronostic est beaucoup plus réservé.

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LES NÉPHRITES DIPHTÉRIQUES

La néphrite diphtérique n’est qu’une des manifestations de l’intoxication diphtérique et ses symptômes sont associés à ceux des insuffisances hépatique ou cardiaque par intoxication de la cellule hépatique ou de la fibre musculaire cardiaque.

«La forme banaledela diphtérie pharyngée secompli-

que rarement delocalisation rénale importante, la forme grave touche toujours gravement le rein » (Chalier).

La nosographie des formes cliniques doit être calquée sur la classification de Widal.

Néphrite albumineuse

Elle est caractérisée par l’existence d’un syndrome : exclusivement urinaire, dans lequel il importe d’étu- . dier la quantité des urines, l’albuminurie et la cytologie.

1° Quantité des urines Labbé a montré dans sa thèse l'allure cyclique de la courbe urinaire.

À l’oligurie des premiers jours fait suite la polyurie de la période d'état, suivie du retour à la normale, à la

convalescence.

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