‹ Contribution à l'étude de la néphrite diphthériqueChapitre 10 sur 16 · TROUBLES ASSOCIÉS · texte numérisé non relu

TROUBLES ASSOCIÉS

Ces formes sont rarement pures, elles sont généralement associées entre elles et à des troubles digestifs et cardiaques.

Les troubles gastro-intestinaux :

L’anorexie est à distinguer de l’inappétence commune à toute angine.

Les vomissements rares dans l’angine diphtérique commune, sont de règle dans l’angine diphtérique maligne. Leur importance est surtout pronostique. € Rare ou unique, ce vomissement annonce que la terminaison fatale n’est pas éloignée. » (Marfan.)

La crise diarrhéique n’est pas fréquente, lorsqu’elle existe elle est profuse, séreuse, véritable réaction de défense de l'organisme et relevant de l’æœdème intestinal.

L'existence de douleurs abdominales devra toujours faire craindre une insuffisance surrénale aiguë.

Les troubles cardio-vasculaires.

Les troubles cardiaques relèvent, semble-t-il, plus de la myocardite diphtérique et de l’insuffisance surrénale que de l’urémie.

Ce sont essentiellement des troubles du rythme : Arythmie avec tachycardie et extra-systoles ; Bradycardie, bruits de galop ou embryocardie, ce dernier rythme étant de signification très fâächeuse. Les troubles vasculaires se résument en l’hypotension artérielle surtout systolique. |

LES ACCIDENTS SÉRIQUES RÉNAUX

Babonneix et Neitter ont montré que la néphrite pouvait être aggravée par le sérum (Observation II).

L’expérimentation a montré que le sérum, seul, pouvait déclancher une albuminurie légère et cu- rable.

Sa date d'apparition est en clinique celle des accidents sériques.

Il semble rare que le sérum soit une cause d’aggravation d’une néphrite antérieurement installée et pour certains auteurs, il serait nécessaire de manier prudemment cet agent thérapeutique.

Pour Marfan, l’albuminurie n’est pas une contreindication à ce traitement, et on doit toujours pratiquer une sérothérapie intensive sans craindre les complications rénales.

Toutefois, l'accord semble unanime sur le fait que le sérum n’a aucune action curative contre une néphrite existante.

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