‹ Contribution à l'étude de la néphrite diphthériqueChapitre 9 sur 16 · HA LA · texte numérisé non relu

HA LA

sant souvent à un sub-coma et précédant généralement de peu la mort. Cette forme œdémateuse, peut se présenter soit sous un aspect chlorurémique pur, soit

chloruro-azotémique.

Le diagnostic de ces œdèmes est à faire avec les œdèmes sériques qui sont d'apparition beaucoup plus tardive, à la convalescence, sont localisés et durs, sans godet d'æœdème et résistant au régime déchloruré Ils sont d'ailleurs le plus souvent associés à des accidents sériques : éruptions cutanées, arthrites, adénites.

Néphrite azotémique

C'est pour Nobécourt la forme la plus rare : chez l'enfant. « L'absence du syndrome azotémique est très caractéristique » (Aviragnet).

Pour Chalier et Mollon, cette forme esttrès fréquente dans les diphtéries malignes où l'atteinte rénale revêt presque toujours le type azotémique. Elle est caractérisée cliniquement par le syndrome urémique ; chimiquement par une rétention élevée d’azote dans le sang.

Le syndrome dépressif est sa caractéristique domi-

nante, c'est la somnolence progressive, d'intensité variable allant de la simple torpeur au sub-coma ; elle est permanente ou plus souvent entrecoupée de période d’excitation. |

Elle s'associe à des phénomènes parétiques, hémiplégiques et à des troubles psychiques : apathie, diminution de la lucidité, délire tranquille.

Sr D

Les troubles du rythme respiratoire sont très variables, tel malade peut avoir un rythme régulier mais lent, tel autre irrégulier et rapide par dyspnée toxique ; tel autre enfin, peut présenter un rythme vrai de Cheyne-Stockes.

Pour Chalier et Brochier « l'azotémie semble relever de deux facteurs : l'imperméabilité rénale d’une part, la désintégration cellulaire et la désassimilation exagérées d'autre part ».

J. Bédouret a

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