CHAPITRE PREMIER
LA NEPHRITE URANIQUE EXPERIMENTALE
L'idée de provoquer expérimentalement chez l’animai une lésion rénale par l'injection d’une substance agressive toxique n’est pas neuve.
En 1888, Chittenden et Hutchinson {5} signalèrent la possibilité d'obtenir des lésions de néphrite aiguë à la suite de l'injection de doses massives de nitrate d’urane. Ces expériences furent ensuite reprises, mais il fallut arrriver en 1904 pour voir Richter [6] utiliser le sel uranique aux fins d'obtenir chez l’animal des lésions analogues à celles observées au cours, du mal de Bright.
Dickson [7]}, en 1912, dans une série de recherches très poussées, confirma les observations de Richter. Il démontra qu’une intoxication prolongée obtenue par l'injection de doses légères fréquemment répétées de sel uranique, provoquait chez le lapin, le cobaye, le chien, des lésions analogues à celles observées chez l’homme à la suite du mal de Bright.
Mac Nider [8] reprit les recherches de ses devanciers. Il choisit le chien comme animal d'expérience. Ses conclusions furent les suivantes :
Il est possible en variant les quantités de nitrate
FRANCILI ON LA