‹ Contribution à l'étude de la néphrite hérédo-syphilitique du nourrissonChapitre 22 sur 29 · PEN · texte numérisé non relu

PEN

Sous l'influence de bains d’air chaud l’œdème diminue un peu et il se produit une légère diurèse. Prépuce et scrotum restent œdématiés. /

Entre temps on acquiert la certitude de la syphilis maternelle.

Deux jours après la première friction, l’amélioration est nette ; l’œdème a franchement diminué, la diurèse s’accentue. Mais il y a encore 6 grammes d’albumine par litre.

L'enfant présentant un érythème papuleux intense, on cesse une première fois les frictions mercurielles, en main tenant le sirop de Gibert.

Le lendemain, on note : œdème complètement disparu aux membres inférieurs, faible au prépuce et au scrotum. Mais l’éruption érythémateuse s'étend, l’état général devient mauvais, le facies blémit, l'enfant crie, est pris de dyspnée.

Dans la nuit suivante, apparaissent des convulsions, et le lendemain matin, trois jours après la cessation des frictions, on constate que l’œdème s’est réinstallé aux jambes, à l’abdomen, à la face (teint beurre frais).

L’urine est rare et contient 8 C0 d’albumine.

On pose deux ventouses scarifiées sur les reins et l’on administre un lavement au séné et mellite de mercuriale. En outre, on reprend les frictions d’onguent napolitain.

Deux jours après la reprise des frictions on note une franche amélioration de l’état général, le facies est meilleur, il ne subsiste que très peu d’œdème, la diurèse est satisfaisante.

On continue les frictions (1 gr. 50 par 24 heures).

Le lendemain, les pieds seuls restent le siège d’un œdème très léger.

Le surlendemain, l'enfant reprend normalement son 'alimentation, les urines sont claires et abondantes. Il est

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malheureusement emporté, trois jours après, par une pneu: monie intercurrente, qui l’enlève en quelques heures.

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