‹ Contribution à l'étude de la néphrite hérédo-syphilitique précoceChapitre 10 sur 14 · TE © SR · texte numérisé non relu

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poids : chez l'enfant normal, après la perte des trois premiers jours, la courbe de poids suit une marche régu- - ièrement ascendante et la prise journalière est de 25 à 30 grammes; chez le nouveau-né syphilitique, après la chute initiale, la réascension ne se produit pas (Fabre).

b) Signes de certitude. — Lésions cutanées : pemphigus, généralement très précoce, siégeant d’une façon constante à la paume des mains et à la plante des pieds (n’est mentionné dans aucune observation).

Psoriasis syphilitique (Obs. I), syphilodermes qui disparaissent lentement (Obs. Il), syphilides cutanées. (Obs. IV et VI).

Lésions des muqueuses : fissures des lèvres et de l'anus (Obs. VITT).

Coryza tenace (Obs. III, V, VII), mettant très longtemps pour guérir, entraînant des conséquences graves. pour l'alimentation, même pour la respiration. On observe souvent une irritation autour du nez et de la lèvre supérieure.

Lésions viscérales. — Hypertrophie du foie, débordant de un ou deux travers de doigt les fausses côtes (Obs. VIT, VIII).

Lésions osseuses. — A la radiographie, Fabre signale comme un signe très utile à constater chez l'enfant vivant l’aspect crénelé de la diaphyse des os longs.

Réactions humorales. — La réaction de Wassermann positive a une grande valeur chez le nouveau-né. Veeder,, sur 82 cas d’hérédo-syphilis, a trouvé la réaction nettement positive dans 76 cas. La valeur de l'intradermoréaction à la luétine de Noguchi a été particulièrement étudiée par A. Lafaye dans sa thèse. Cette réaction lui a

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paru moins sensible que la réaction de Wassermann : il ne lui paraît pas permis chez l’enfant de tenir compte d’une réaction à la luétine positive, quand les signes cliniques et sérologiques sont négatifs. Par contre, une réaction de Bordet-Wassermann, positive à deux reprises différentes, dans un cas où la spécificité ne paraît pas cliniquement en cause, doit toujours, selon lui, faire penser à la syphilis.

Ni la réaction de Wassermann, ni l’intradermo-réaction à la luétine n'ont été pratiquées dans nos observatiôns.

B. — Si l'interrogatoire et l'examen ne donnent pas de renseignements, il faudra procéder par élimination et s'assurer que le nourrisson n’est pas atteint d'une néphrite relevant d'une autre étiologie.

a) Néphrite secondaire à une intoxication. — Il faut rechercher s’il existe une intoxication par le plomb, l'alcool, quelquefois par le mercure lorsque le traitement spécifique a été ordonné.

b) Néphrite succédant à une maladie infectieuse :

1° Infections d'origine gastro-intestinale aiguës: De la fièvre, un état saburral des voies digestives précédent la néphrite.

Chroniques: Une longue série de troubles digestifs et lPauto-intoxication qui en résulte peuvent provoquer des lésions rénales; mais celles-ci sont tardives et ne se révèlent, cliniquement, que dans l'enfance.

Mais si les symptômes de néphrite sont contemporains des troubles gastro-intestinaux, ceux-ci pourront n'être que symptomatiques de l'atteinte du rein et qu'une pre-

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mière manifestation de l'urémie (Obs. III, Audeoud ; Obs. IT, Massalongo).

c) Infections broncho-pulmonaires. — Les infections pulmonaires aiguës avec état septicémique peuvent retentir sur Îies reins de l'enfant. Parmi elles, la tuberculose pulmonaire provoque Souvent des lésions rénales, mais ce n'est pas une maladie des premières semaines de la vie. L'hérédité tuberculeuse vraie n’est pas niée, mais elle est exceptionnelle et la tuberculose reste dans la règle une affection acquise. L'enfant peut être contaminé peu de jour après sa naissance, mais le bacille est généralement mis en réserve dans les ganglions, surtout dans les ganglions trachéo-bronchiques et ce n’est que plus tard, dans l'enfance ou même dans l'adolescence, qu'il évoluera et causera des ravages.

Enfin, le traitement peut-il permettre de préciser le diagnostie ? Le «naturam morborum eurationes ostendunt », si souvent vrai dans les manifestations syphilitiques, n'autorise cependant pas à écarter l'hérédo-syphilis lorsque la néphrite n’est pas améliorée par le traitement spécifique.

Et si, malgré toutes les recherches, l’étiologie de la néphrite demeure inconnue, comme l'hérédo-syphilis est, de toutes les maladies du nourrisson, la plus fréquente, c’est elle qu'il faudra rendre responsable de l’altération rénale.

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