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lentement et l'excitation prolongée, due par exemple à une pensée pénible, amènera alors un épuisement proportionnel à sa durée.
Brusquement ou progressivement atteint, le centre de commandement s’épuise. Les fonctions qui sontsous sa dépendance vont s'en ressentir ; et suivant que l'épuisement nerveux retentira plus particulièrement sur l’un ou l’autre de nos organes, nous obtiendrons les diverses formes cliniques de la neurasthénie,
L'épuisement nerveux retentüt-il plus spécialement sur les organes de la respiration et de la circulation ou de la forme clinique cérébro-cardiaque de Krishaber se manifestant pars on cortègebien connu de troubles divers que nous retrouvons représentés (Obs. XVII) : vide cérébral extrèmement pénible, vertiges, insomnies, cauchemars, photopsies, palpitations, angoisses de poitrine, lipothymie, syncopes, etc.
Si le retentissement secondaire de l’asthénie cérébrale se fait sur le tube digestif, on se trouve alors en présence de la forme gastrique de la neurasthénie avec ses symptômes connus, accompagnés des troubles sécrétoires, moteurs et sensilifs de l’organé secondairement atteint.
Enfin si les organes essentiels dela respiration, de la circulation etde la digestion restent indemnes de toute manifestation fonctionnelle morbide dûe à l'épuisement nerveux si celui-ci en quelque sortese localise dans les centres, on peutavoiralors les formes cliniques de la neurasthénie à symptômes purement nerveux, produisant, suivant les cas, la cérébrasthénie, la myclasthénie, l'hémineurasthénie, etc.
La théorie nerveuse nous permet donc encore d'expliquer la pathogénie de la neurasthénie essentielle, ainsi que celles des troubles secondaires qui peuvent en être la conséquence. Elle nous montre de plus que la fatique nerveuse appartient aux émo-
lions pénibles, les émotions agréables tonifiant au contraire l'activilé nerveuse.
Nous n’oublierons pas cette double indication quand, dans l’étiologie de la maladie de Beard, nous aurons à rechercher les causes déterminantes de l'épuisement nerveux, el nous saurons aussi que l'élément psychique est loin d'être une quantité négligeable lorsqu'il s’agit de la cure de cette névrose.