‹ Contribution à l'Étude de la Neuro-MélitococcieChapitre 31 sur 53 · C. — RÉACTIONS MÉNINGÉES LATENTES · texte numérisé non relu

C. — RÉACTIONS MÉNINGÉES LATENTES

Signalons en dernier lieu que Roger, Lagriffoul et Mestrezat en 1910, ont montré que quelquefois dans la fièvre

de Malte banale, évoluant classiquement sous la forme septicémique habituelle, sans la moindre localisation nerveuse, la ponction lombaire pouvait révéler une lymphocytose discrète de quelques éléments, plus rarement une hyperalbuminose légère.

Fait assez particulier, ces mêmes auteurs signalent que le taux de la glycorachie pouvait être augmenté aux environs de 0 gr. 70, alors qu'il était diminué dans la fièvre typhoïde.

EX coNCLusIoN, on voit, d’après ce long exposé analytique l’importance considérable des méninges dans la mélitococcie. Celle-ci va depuis la très légère lymphocytose et hyperalbuminose latente de la période aiguë de la fièvre de Malte, jusqu'aux méningites aiguës nettement caractérisées humoralement et cliniquement, en passant par les syndromes si spéciaux de xanthochromie, d’hyperalbuminose et d’hypercytose considérables, sans la! moindre expression clinique, traduisant un processus diffus d’arachnoïdite, qui caractérise aussi bien la paraplégie flasque mélitococcique que le syndrome méningo-encéphalique avec spasmes sylviens. | Elle apparaît indiscutablement de par sa constance comme l’élément clinique fondamental de la neuromélitococcie. |

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NEVRAXITE MÉLITOCOCCIQUE

Les divers syndromes que nous venons de décrire, peuvent se présenter isolément, ou s’associer diversement entre eux, chez un même malade. Il n’est pas rare, en effet, de voir survenir, au cours d’un syndrome de paraplégie flasque par radiculonévrite, un signe de Babinski ou quelques légers troubles sphinctériens; ultérieurement à une période plus ou moins tardive de l’évolution, apparaissent des manifestations encéphaliques (troubles psychiques, désorientation dans le temps et dans l’espace, délire, dysphagie, crises d’étouffement) qui aboutissent en général à la mort.

Ce sont ces cas cliniques, en raison de la diffusion des symptômes aux divers étages du névrave, que H. Roger désigne sous le nom de « névraxite mélitococcique ».

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