‹ Contribution à l'Étude de la Neuro-MélitococcieChapitre 37 sur 53 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les complications nerveuses de la fièvre de Malte sont assez nombreuses et essentiellement polymorphes dans leur aspect clinique; nerfs périphériques, racines, moelle, encéphale, méninges peuvent être également atteints, réa- ‘ïisant des syndromes d’allure les plus diverses.

Mais les manifestations les plus caractéristiques qui méritent d’être soulignées sont: d’une part la paraplégie flasque, d’autre part un syndrome cérébral à type de spasmes vasculaires et de troubles cochléo-vestibulaires, l’une et l’autre se distinguant, par une réaction méningée intense avee xanthochromie, hyperalbuminese et hypercytose élevée du liquide céphalo-rachidien.

Il semble qu’en pareil cas on peut supposer comme substratum anatomique principal une arachnoïdite, une méningite séreuse de la région lombaire ou de la fosse cérébrale postérieuse comprimant et altérant les racines rachidiennes ou les nerfs craniens, irritant la moelle ou l’écorce cérébrale.

L'ensemble de ces complications nerveuses se caractérise au point de vue évolutif, par leur marche lente, souvent torpide et surtout par leur apparition tardive, en général plusieurs mois, parfois même plusieurs années après la phase active aiguë de l’affection causale.

Curable dans la plupart de ses manifestations, la neuro-

mélitococcie aggrave cependant le pronostic de cette infection, elle en allonge considérablement la durée déjà assez longue, de quelques mois et même, exceptionnell-ment, de quelques années.

Elle est souvent la cause de séquelles importantes et définitives.

Elle peut entraîner la mort par certaines de ses manifestations encéphaliques.

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