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L’examen du fond de l’œil révèle une congestion bilatérale des papilles.
Au trente-cinquième jour de la maladie, alors que le syndrome clinique s'améliore, une nouvelle ponction lombaire montre que le liquide n’est plus hypertendu, mais que, par contre, l’hyperalbuminose s’est accrue (5 gr. 60), lymphocytose à 200. | :
Les jours suivants, le mieux s’accentue, et la guérison est à peu près complète au bout de deux mois et demi environ.
Quelques semaines après le retour ad integrum est complet.
(Gennaro Magnani)
Un malade de 19 ans, fait une fièvre de Malte grave, avec séro de Wright très fortement positif, en avril 1924, d’une durée de 5 mois environ.
Six mois après, l’apyrexie, le malade s’alite, accusant de l’anorexie et surtout une forte céphalée frontale et occipitale, exacerbée par des paroxysmes pongitifs. Quelques jours après apparaissent de violentes crises d’excitations avec cris, occasionnées par de violentes douleurs dans la tête et les membres, des vomissements, des convulsions clonicotoniques, du délire, de l’aphasie, de la photophobie, de l’amaurose transitoire.
Le malade, en mauvais état général, est couché sur le côté, genoux fléchis, tête affalée sur le coussin.
A l'examen Somatique, raideur de la nuque avec douleur considérable à la pression des muscles de cette région, Kernig, Babinski, exagération des rotuliens, hyperesthésie généralisée, raie méningilique. Les muscles des yeux et de la face sont normaux. Pas de déficit moteur, mais mouvements douloureux. Températüre absolument normale. °"
Le malade refuse la ponction lombaire.
Lé premier diagnostic porté, est celui de méningite bacillaire;: mais l'existence dans l’anamnèse d’une - mélitococcie
relativement récente, fait penser à Magnani, sans grande con-
viction d’ailleurs, à la possibilité d’une méningite mélitococcique tardive.
La vaccinothérapie antimélitococcique est alors instituée,
le 18 mars, soit huit jours après l’apparition des accidents nerveux.
Très rapidement, l’état général s'améliore, cependant que les symptômes, un à un régressent. Au bout d’un mois et demi, le malade est cliniquement guéri.
Quelques mois après, en parfaite santé, il s'apprête à répren- :
dre les travaux des champs .
‘A noter, durant l’évolution de cette méningite, une tuméfaction douloureuse de l’articulation tibio-tarsienne.
(Desage, Pellerin et Vinerta)
Jeanne L.., 18 ans, fait une fièvre ondulante d’une durée de 4 ans, à courbe assez caractéristique, et à manifestations cliniques suffisamment typiques, pour qu’on n'ait pas cru devoir avoir recours au laboratoire pour l’affirmer.
Quinze jours après l’apyrexie, alors que la malade se croit en convalescence, apparaissent successivement, des céphalées violentes, des vomissements, de la diplopie, un léger Kernig, de l’aréflexie rotulienne. Température 37°7, 37°8.
Le médecin traitant, malgré tous ses espoirs d’avoir affaire à une méningite curable, compliquant une mélitococcie, craignait d’être en présence d’une méningite tuberculeuse. Il demande au laboratoire de trancher le diagnostic. Alors que le séro de Wright du sang était négatif, la ponction lombaire, permit d'isoler au bout de quatre jours de culture, un mélitensis typique, nettement identifié par une agglutination au 1/500° et au 1/1.000° avec du sérum antimélitococcique.
La recherche du bacille de Kock demeura négative.
Le L.C.R.renfermait: 1 gr. d’albumine, 50 leucocytes à prédominance mononucléaire, Q gr. 42 de sucre. B.-W. négatif.
SR, je
L'inoculation intrapéritonéale de 4 cc. de liquide au cobayé
déclencha une péritonite aiguë, mortelle en 48 heures; la séro-
sité péritonéale contenait du mélitensis; pas vu de bacille de
Kock. PP Des injections intraveineuses de septicémine, associée à la
vaccinothérapie antimélitococcique, malgré l'apparition d’une
légère hyperthermie, améliorent rapidement les signes cliniques.
Au 14° jour du traitement, soit deux nrois environ après le début du syndrome méningé, la malade se levait, mangeait, ne souffrait plus de sa tête et grossissait.
Au début du troisième mois, malgré la considérable amé- lioration clinique, le liquide C. R. présentait une hyperalbuminose accrue: 1 gr. 40, et une réaction cytologique de 68 éléments; par contre, le liquide est moins riche en mélitensis; la culture de. 10 ce. ne devint positive qu’au 12° jour, et le cobaye injecté demeure en parfaite santé.
Au quatrième mois, réaction méningée biologique; état. général bon. A cette époque apparaît une paralysie flasque, qui rétrocéda complètement en deux mois, à.un traitement physiothérapique, suivant la méthode de Bordier.
Ouservarion 54-
1 (Sanfilippo)
Ün jeune mécanicien de 20 :ans tombe malade en mai 1930: fièvre élevée, frissons intenses et prolongés. La température $e maintient élevée une: semaine environ, puis redescend ensuite et: présente, pendant toute la durée de la maladie, le
caractère d’une. fébricule intermittente quotidienne, avec
maximum à:38° le soir.
Pendant cette phase, l’état général demeurant bon, le patient continue à vaquer à ses occupations.
Cependant, au début du mois de juillet, apparaissent des arthralgies diffuses, particulièrement intenses au niveau de la
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colonne vertébrale, de l’asthénie, des céphalées, une constipation opiniâtre et quelques vomissements alimentaires.
Le malade se fait hospftaliser, deux mois après l’apparition des premiers malaises,
Il accuse alors de violentes céphalées à prédominance occipitale, des rachialgies, des nausées. Température: 37°8.
A l'examen clinique: faciès angoissé, état de dénutrition
prononcé, développement normal du squelette et des masses’
musculaires; on note par les mouvements passifs un certain degré de contracture musculaire, particulièrement accentué aux membres. ‘lendance au Kernig et à l’opistothonos; pas de trimus. Réflexes tendineux exagérés. Babinski. Pas de signes oculaires. Sensibilité normale. Pas d’autres signes pathologiques à l’examen des autres appareils, sauf un foie hypertrophié, débordant de 4 travers de doigts le rebord costal, et une rate palpable.
Examens de laboratoire: séro de Wright positif au 1/1000°. Hémoculture positive pour le micrococcus de Bruce. B.-W. négatif.
Ponction lombaire donne issue à un liquide eau de roche, pression 65 em. au Claude; aibumine 0,30 ,% au rachialbuminimètre de Sicard et Cantaloube; 5 lymphocytes. Chlorures 4 gr. 75 %. B.-W. négatif. L’ensemencement du liquide en bouillon et en gélose inclinée donne une culture pure de mélitensis au 10° jour. Recherche du B. K. négative. Vaccinothérapie sans succès. Par contre, l'injection de 10 cc. de sérum antimélitococcique, par voie intrarachidienne, apporte immédiatement une notable sédation à la rachialgie, et à la céphalée. Cinq injections identiques sont faites, une tous les deux jours. En quinze jours, le malade allait bien mieux, l'apyrexie était définitive.
Au troisième mois de cette méningite, quand le malade sort de l’hôpital, il est considérablement amélioré, il ne persiste
que des phénomènes paresthésiques dans les membres infé-
rieurs, et quelques douleurs fugaces à type de piqûre.
(Roger)
Une jeune femme, de 28 ans, fait à la fin d’une grossesse,
une fièvre de Malte typique (séro de Wright très positif), d’une durée de quatre mois et demi environ. Elle paraissait convalescente depuis plus de deux mois, lorsque survient un épisode méningé assez grave ainsi caractérisé; céphalée violente à maximum frontal, nausées suivies de rares vomissements, vertiges pour les changements de position de la tête. De plus, à trois reprises, la malade présente des crises de paresthésies douloureuses partant de la nuque descendant dans le membre supérieur gauche, jusqu’à la main, qui s’engourdit et est gênée pour prendre les objets; une seule fois jusqu’au membre inférieur gauche. Une autre fois, aphasie transitoire. Ensuite, diplopie avec strabisme externe de l'O. G …. .
Examen neurologique: Douleur à la pression de la région occipitale, raideur de la nuque avec douleurs s’irradiant dans les épaules, lors de la flexion de la tête, léger Kernig, signe de Laségue prédominant à gauche.
Coté nerfs crâniens, paralysie sixième paire droite, avec strabisme interne.
Aucuns signes pupillaires.
Aux membres inférieurs, un léger déficit pyramidal, avec réflexes vifs sans Babinski. Pas d’autres signes morbides. Apyrexie. |
Examens de laboratoire: B.-W. et Hecht négatifs dans le sang et dans le L. C. R. Séro de Wright positif au 1/400°, légèrement au 1/800°. Agglutination également d’une culture de mélitensis, par le L. C. R., suivant la méthode de Ranque et Sénez.
Réaction méningée biologique importante: 1 gr. 50 d’albumine, 80 leucocytes à prédominance lymphocytaire, glucose diminuée, chlorures 7 gr. 10.