‹ Contribution à l'étude de la nutrition azotée de la cellule vivante: assimilation de la molécule nitrique par l'Aspergillus repens de BaryChapitre 56 sur 82 · INFLUENCE DU SUCRE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU SUCRE

C’est une notion aujourd’hui classique que la réduction endothermique de l’ion nitrique est couplée avec l'oxydation des molécules sucrées.

Nous ne saurions, dans le cadre de ce travail, envisager l'étude complète de l'influence des hydrates de carbone sur la réaction de réduction des nitrates par la cellule vivante.

Nous extrayons simplement d’un travail encore en cours avec M. D. Bacx les chiffres suivants.

Dans ce travail on a envisagé les influences de la dose de sucre et de la nature de l’hydrate de carbone utilisé.

Voici quelques expériences dues à M. D. Bac où l’on a recherché l'influence de la dose de glucose à pH constant (environ 2,9).

1°. -__ Influence de la dose du sucre EXPÉRIENCE N° 21.

Aspergillus repens et doses croissantes de glucose.

Nous avons préparé des milieux à pH initial égal à 2,9 environ ; de formules analogues à celles utilsées jusqu'ici mais à doses variables de sucre : 0, 1, 5 et 10 %.

Nous préparons d’abord la solution mère suivante :

Constante minérale ........... 50 cc Citrate/dessotde rer eee 20 gr.

ChHOrnre de Rod ee 20 gr.

Nitrate =depPOtASUm ee 10 gr. 10 HOT AN ER EE DR 80 ec Faurbidistilléen espere 500 gr.

à dédoubler

Les milieux définitifs sont alors établis d’après le tableau suivant :

Séries Solution mère Glucose Eau bidistillée

La dose de glucose ajoutée à chaque milieu a amené une légère variation du pH.

POUR LR ee DIN 0 TR Re LR ER re 2.98 RACE RM PE 2,98 ODA re. 3.08

La teneur en azote nitrique est de 35,80 mmg. pour 25 cc de milieu.

Les voiles obtenus en suivant notre technique habituelle, après avoir été lavés, sont placés sur le liquide de substitution, puis laissés en contact de 24 à 48 heures.

Les résultats expérimentaux de ces quatre séries sont relevés dans le tableau N° 55.

1° Nous y voyons qu’en l'absence de sucre, la réduction du nitrate est pratiquement arrêtée. Il faut peut-être attribuer la faible réduction observée au citrate de soude. Il y a, par contre, une protéolyse marquée : nos mycéliums utilisés dans cette expérience avaient un poids moyen de 50 ctgr. et la protéolyse se traduit par une diminution de poids du mycélium (moins de 20 ctgr.) et une apparition des plus nettes d’ammoniaque.

20 Avec 1 % de glucose les chiffres bruts nous montrent que la disparition de l'azote nitrique est un peu moins intense qu'avec 5 % de sucre, de même la formation d’ammoniaque. Par contre le pourcentage de l'azote nitrique retrouvé sous

forme d’ammoniaque est très élevé. Le rendement de la réaction approche de 80 %. On peut expliquer les faits de la façon suivante :

a) La réduction de l'azote nitrique ne peut se faire qu'avec une réaction d’oxydation couplée à celle du glucose.

b) L’ammoniaque issue de cette réduction n’est engagée dans des processus de synthèse que si la formation du mycélium est active, c’est-à-dire lorsque le milieu est très favorable et riche en sucre. Maïs si la dose de sucre est peu élevée, cette synthèse est peu active et la majeure partie de l’ammoniaque formée n’est pas utilisée. Il y a donc à ce point de vue un optimum.

En fait, dès la 24° heure, le champignon a consommé tout le sucre offert si bien qu’à côté de l’ammoniaque issue de la réduction des nitrates il y a déjà de l’ammoniaque de protéolyse ; on ne peut donc tirer aucune conclusion de la série 2.

3° Avec 5 % de glucose les chiffres montrent qu’à la 24° heure le pourcentage d’azote nitrique transformé en NH par rapport à l'azote nitrique disparu est de 50 % environ. Puis à la 48° heure, le pourcentage tombe à 25 %. Il y a consommation d’une quantité très forte de NO“H ainsi qu’une augmentation considérable du poids du mycélium. Mais de plus le pH passe à 4,75. Le rendement de la réduction semble être en définitive fonction de deux facteurs importants

a) pH extérieur qui règle l’état d'équilibre de NH entre la cellule et le milieu.

b) Dose de sucre qui influe sur la quantité d’ammoniaque engagée dans les processus de synthèse.

4 Avec 10 % de glucose le rendement de la réaction est sensiblement plus bas, 30 % environ. La consommation de l’azote nitrique est du même ordre de grandeur, mais la quantité d’ammoniaque retrouvée est moindre. La différence doit être représentée par une plus grande intensité de synthèse.

En résumé, l'expérience précédente nous montre que la dose de 1 % de sucre était insuffisante et que la durée de 24 heures était trop longue.

Nous allons donc faire une expérience avec des doses moindres et un temps plus court.

Aspergillus repens et doses croissantes de glucose. Même technique que dans l’expérience précédente,

On utilise des voiles solides d’Aspergillus repens préparés comme il a été dit. Les milieux à doses croissantes de sucre sont préparés comme suit :

On fait d’abord la solution mère suivante S

Constante. minérale ........ o0 cc Nitrate de potassiuin -.. .... 10 gr.

, Citrate de Sodium. 20 gr.

À dédouble 4 Sri } HCI 2N 80 cc?

Chlorure de sodium ........ 20 gr.

Fautdistilee SD ee 2mnn 900 gr.

Puis les solutions définitives se font suivant les indications portées sur le tableau 34.

TABLEAU 34 Titre % de glucose 1 2 3 Solution mère 50 50 50 Glucose en gr. 125 12000, Eau distillée 100 100 100

La teneur en N/NO* est de 40,40 mmgr. par 25 cc. Les pH ont pour valeur :

de slucose Le pH = 3,09 2 NN RER RENE PAL 3,11 9 TP ed Ce M nr 3,09

Après lavage des voiles et substitution des milieux on laisse

en contact à l’étuve à 29° pendant 12, 27 et 48 heures. Les résultats notés au tableau 36 sont semblables à ceux de l'expérience précédente, et en fait la confirment. Notons cepen-

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