‹ Contribution à l'étude de la nutrition azotée de la cellule vivante: assimilation de la molécule nitrique par l'Aspergillus repens de BaryChapitre 59 sur 82 · INFLUENCE DE LA PROTEOLYSE PRÉALABLE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA PROTEOLYSE PRÉALABLE

Nous avons, dans le chapitre précédent, soulevé l’hypothèse que l'épuisement du mycélium en azote devait avoir une répercussion sur le phénomène de la réduction des nitrates.

Le problème avait été posé déjà par WARBURG qui pense que les premières quantités d’ammoniaque produites sont utilisées par la cellule pour ses synthèses, et que l’excès seul est ensuite rejeté dans le milieu extérieur. Ce qui conduit l’auteur à distinguer une période d’assimilation puis une période de réduction pure. Et il soumet cette conception à une vérification en comparant des « cellules affamées en azote » par séjour prolongé de un jour sur liquide de KNopp sans nitrate à des cellules normales donc riches en azote. D’après ses résultats, les cellules «riches en azote » semblent rejeter à l’extérieur l'NH3 de réduction tandis que les cellules « affamées en azote » semblent fixer cet ammoniaque puisqu'il est alors impossible de la déceler dans le milieu extérieur.

Nous avons déjà exposé notre conception du rejet de l'NH°: dans le milieu extérieur, basée sur la concentration en ions H de ce milieu et la dissociation des molécules d'NH3 d’une part et la différence de concentration de ces molécules de chaque côté de la paroi cellulaire, d’autre part.

Cependant, à première vue, les expériences de WARBURG semblent concluantes puisqu'il ne retrouve aucun NH5 dans le milieu en opérant avec des cellules abandonnées plusieurs heures sur milieu sans azote. Mais dans ces expériences WARBURG n'indique pas à quel pH il opère et ne donne aucun renseignement sur le poids des cellules mises en jeu. En outre ses conclusions ne sont basées que sur une seule expérience.

Par la suite KLEIN, EIGNER et MULLER ont cultivé leur champignon pendant 6 jours sur milieu sans nitrate, afin de provoquer une véritable faim en azote. Mais ils ne dégagent pas de de conclusions de leur expérience.

Enfin SAKAMURA pense que l’ammoniophilie et la nitrophilie dépendent de la durée de culture préalable avant la culture finale sur milieu nitraté.

Comme nous opérons avec les voiles solides, un moyen commode d'obtenir des mycéliums affamés en azote, consistera à faire durer les lavages plusieurs jours. Les mycéliums ainsi traités diminuent de poids et pigmentent fortement le liquide avec lequel on les laisse en contact pendant un temps assez long. Nous avons du reste réuni dans l’expérience suivante les observations que nous avons faites à ce sujet.

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