I. -__ Mécanisme de la pénétration des Nitrates
Le phénomène du mécanisme de la pénétration des nitrates va être dominé par deux faits primordiaux :
rl —
1° a) Dissociation électrolytique des nitrates ; b) Dissociation hydrolytique des nitrates ; 2° Pénétration des éléments dissociés dans la cellule.
1°) DiISSOCIATION DES NITRATES.
a) Dissociation électrolytique.
Les nitrates alcalins existent dans le milieu extérieur sous forme moléculaire et ionisée, les proportions respectives des deux constituants étant réglées par le pH du milieu et la: constante de dissociation de l’acide nitrique qui est très faible. (Voir plus loin page 30).
Il en résulte que dans les milieux biologiques la grande majorité du nitrate est à l’état d’ions (pH > 3).
Si on calcule, du reste, les valeurs de la partie non ionisée pour différents pH on se rend facilement compte du phénomène, puisque la quantité non ionisée n’atteint pas trois dixièmes de miligrammes pour pH5 pour une concentration N/10 en acide nitrique.
CONCENTRATION RESTE NITRATE en pH de ES LÉ à l’état non ionisé NITRATES DISSOCIATION milieu N/10 2 029 0, mmgr 18 en nitrate 3 0,03 0, 024 renfermant 4 0,0039 0, 00249 6 gr. 40 de 5 0,00039 0, 000249 NO3H !}, 6 0,000039 0, 0000249
b) Dissociation hydrolytique.
Lorsqu'on utilise un nitrate d’une base forte comme NH° même dans des milieux neutres, la quantité de (NO*H) moléculaire est plus importante qu’il ne paraît au premier abord d’après la dissociation électrolytique.
C’est qu’il faut faire intervenir le phénomène de dissociation hydrolytique.
Une solution de NH{CI, par exemple, renferme de lammoniaque à l’état libre. C’est là un fait connu depuis longtemps
MTS
et tous les biologistes savent, par exemple, qu’une telle solution stérilisée à l’autoclave, perd facilement une partie de cette ammoniaque très volatile, particulièrement lorsque la solution a une réaction plus ou moins alcaline (jusqu’à pH — 6-7 environ).
Dans le cas de nos nitrates la dissociation hydrolytique conduit à une augmentation de (NO*H) moléculaire.
Finalement la dissociation électrolytique et hydrolytique peut être schématisée de la façon suivante que nous empruntons à T. SAKAMURA (1920) :
NH: NO: + | NH4 H20 OH N é LA cellule