LATE
Cependant il nous a élé d'observer en 1919 un malade atteint d’encéphalile léthargique avec paralysies oculaires très prononcées. L'évolution fatale se produisit en quelques jours sahs qu’on put constater la moindre hyperthermie.
A côté de la description classique de la myélite diffuse ascendante aiguë, il esl-un point sur lequel nous voudrions insisler un peu plus spécialement. Il s'agit de ces faits observés particulièrement dans ces dernières années el particulièrement pendant et après la guerre et sur lesquels Cruchet, Elienne, Bériel ont attiré l’atténtion. Ces auteurs ont pu observer des affections souvent d’allure épidémique, à symptomatologie diffuse mais à prédominance médullaire, ou une lassitude extrênie, l’asthénie, la céphalée, l'absence à peu près complète de température, l'aspect profondément infecté ou intoxiqué constituaitun fond commun. A celui-ci venaient s'ajouter des signes variés de localisation sur l’axe cérébro-spinal ; formes hémiplégiques, bulbo-protubérantielles, parfois à type d’ataxie aiguë rappelant Îles poliomyélites infectieuses, la poliomyélite antérieure. Deux de ces cas signalés par Cruchet ont élé suivis d’asphyxie bulbaire et de mort à la suite de lésions as-
cendantes.
Diagnostic. - Le diagnostic différentiel s'impose presque absolument. Les phénomènes pythialiques ne s’accompagnent pas de troubles d'organicité, réflexes et trophiques. Ils ne peuvent présenter une évolution
ascendante aussi régulière.
ra
C'est la ponction lombaire surtout qui permelträ d'éliminer l’hématomyélie et la syphilis. Dans le premier cas, elle révèlera la présence de sang dans le liquide céphalo-rachidien. Dans le second, elle révélera l'albuminurie, la lymphocytose ; la réaction de Wassermann y sera positive. Enfin la paraplégie de la syphilis ne s'accompagne pas d'une extension progressivement ascendante.
La poliomyélite aiguë épidémique peut présenter le type de maladie de Landry. Dans ces cas c'est seulement la notion d’épidémicité qui fera le diagnostic.
Enfin, il reste à éliminer toutes les polynévrites. Celles-ci seront généralement rapportées à leur cause par les phénomènes concomitants ou antécédents. Là encore 1] n’y a pas d'évolution ascendante et la terminaison est rarement très rapide. Il faut encore chercher à dépister les paralysies des nerfs crâuiens qui signent le diagnostic de lésion mésocéphalique.
Le diagnostic éliologique est également facile en cas de myélite secondaire. Primitive, sa cause est beaucoup plus difficile à déterminer. Nous pouvons à ce sujet Lirer d’uliles conclusions des examens anatomo-
pathologiques.
Anatomie pathologique. — La myélite aiguë présente un caractère diffus. Ses localisations sur le territoire médullaire sont tout à fait irrégulières, l’occupent sur une plus ou moins grande longueur. Dans le
cas que nous rapportons, malgré le caractère progres-