DE LA CONDUITE A TENIR AVANT ET APRES LA PHRENICECTOMIE
Avant l'intervention.
On a souvent insisté sur la conduite à tenir après la phrénicectomie, mais on a peu parlé de ce qui devait la précéder.
Pour la part d’inconnu qui existe encore dans son action, pour ses conséquences possibles souvent imprévisibles, pour son caractère définitif, la phrénicectomie n’est pas une opération que l’on puisse décider à la légère. Ses indications se cantonnent dans des limites assez étroites et s’adressent à des types lésionnels souvent malaisés à définir. Comme elle n’est pas non plus une intervention d'urgence, sauf dans des cas absolument exceptionnels, le phtisiologue serait sans excuse, qui avant de porter l’indication de phrénicectomie n’aurait pas müûürement réfléchi et pesé son verdict.
Une mise en observation du malade est nécessaire au cours de laquelle les auscultations et les examens radiologiques successifs préciseront peu à peu dans l'esprit du médecin la claire-vue du cas étudié et la thérapeutique dont il relève.
L’auscultation, en renseignant sur les variations de nature, de timbre et d’étendue des différents bruits pathologiques donnera souvent raieux que le contrôle radiologique une idée exacte et une impression clinique nette des tendances évolutives des lésions.
Par contre, la radiographie et surtout la radioscopie donneront de très utiles précisions sur la mobilité du diaphragme et du gril costal, sur la liberté de la plèvre, sur les signes