‹ Contribution à l'étude de la paralysie du nerf phrénique dans son utilisation thérapeutique contre la tuberculose pulmonaireChapitre 23 sur 44 · Complications de la phrénicectomie · texte numérisé non relu

Complications de la phrénicectomie

Après la phrénicectomie, le phtisiologue pourra être mis en présence de diverses complications que nous avons déjà signalées pour la plupart en traitant du mode d’action de cette intervention; nous nous contenterons donc de les rappeler brièvement :

Complications pulmonaires : phénomènes congestifs avec crachats hémoptoïques, crises asthmatiformes. Signalons également la possibilité d’une poussée évolutive apparaissant plus ou moins rapidement après l’intervention soit sur le poumon au côté de la phrénicectomie, soit sur l’autre, semblable fait pouvant d’ailleurs se présenter après toute tentative de collapsothérapie.

Complications cardio-pulmonaires : dyspnée, tachycardie, défaillance cardiaque.

Complications abdominales : phénomènes douloureux, troubles digestifs, ptoses gastro-intestinales. On a signalé également la remontée exagérée de la coupole diaphragmatique déterminant tout à la fois des troubles digestifs pulmonaires et cardiaques.

Notre Maître G. Roux, de Mardor, nous à signalé un cas personnel extrêmement curieux. À la suite d’une phrénicectomie. droite est apparue tardivement (après quatre ans) une exagération de l’ascension diaphragmatique avec envahissement de l’hypocondre droit par le côlon ascendant et comme corollaire la disparition de la matité hépatique et le déplacement vers l’épigastre de l’ombre hépatique à l’examen radiologique. L’hémi-coupole gauche ayant subi un abaissement compensateur il existe eh outre un déplacement vers la gauche du médiastin et un. étirement de l’œsophage qui provoque un ralentissement considérable de la descente du bol alimentaire. C'est d’ailleurs à peu près le seul trouble fonctionnel qu’ait provoqué ce bouleversement pourtant

considérable de la topographie abdominale tardivement consécutif à la - phrénicectomie. +

Enfin, il existe diverses autres complications dues probablement comme on l’a vu aux étroites relations du nerf phrénique avec le sympathique cervico-céphalique : syndrome de C1. BERNARD-HORNER, troubles vaso-moteurs divers de la face, du cou et du membre supérieur.

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