‹ Contribution à l'étude de la paralysie du nerf phrénique dans son utilisation thérapeutique contre la tuberculose pulmonaireChapitre 25 sur 44 · SHARE · texte numérisé non relu

SHARE

Température : instable.

Dans le courant de l’été 1935, les examens radioscopiques et radiographiques successifs montrent d’abord l’épaississement de la zone sombre et de l’empâtement hilaire, puis leur nettoyage partiel, mais avec la persistance d’une importante infiltration allant le long du médiastin depuis le hile jusqu’au diaphragme, L’état général ne s’est pas amélioré, la température est souvent subfébrile (37°5 vesp.), l’expectoration de 10 à 12 fois par jour et l’on perçoit maintenant à l’auscultation des craquements humides sur toute la hauteur du poumon droit en avant.

Le 7 novembre, puis le 8, tentatives infructueuses de création d’un pneumothorax.

Le 5 décembre 1935, phrénicectomie droite. Arrachement de 14 cm. de nerf phrénique suivi immédiatement d’une radioscopie de contrôle (ascension et paralysie).

Une amélioration passagère s’ensuit, caractérisée par une diminution considérable des signes stéthacoustiques et radiologiques et de l’expectoration. Mais l’état général reste médiocre et la température instable.

Le malade quitte le sanatorium le 31 juillet 1936 dans un état sensiblement stationnaire.

Depuis, ayant voulu reprendre du travail il a fait une hémoptysie à la fin de 1937. Il est actuellement en traitement au sanatorium de Clavières (Mayenne). Son état général est meilleur et la température rormale, Il crache) peu, mais son expectoration est maintenant paucibacillaire. L’auscultation décèle toujours des bruits pleuro-parenchymateux à la base droite. A l’examen radioscopique on constate peu de changement au point de vue lésionnel, mais il y à reprise fonctionnelle

presque totale du diaphragme qui a récupéré sa situation et sa mobilité primitives.

Commentaires. Les arguments favorables à l'indication de phrénicectomie étaient l’allure non extensive et fibreuse des lésions, leur situation basse, un certain degré de rétractilité de l’hémithorax; les arguments défavorables : la nature partiellement ganglio-hilaire des lésions, leur étendue relativement grande, leur allure confluente en un bloc massif voisin du médiastin. Le point intéressant de cette observation est surtout constitué par la reprise des fonctions du diaphragme tardive (plus de deux ans) malgré l’arrachement de 14 cm. de nerf phrénique. If est à noter que le sous-clavier n’avait pas été secüionné. Etant donné les résultats médiocres obtenus par lintervention et l’enkystement fibreux actuel des lésions ïl ne semblerait pas indiqué d’envisager son renouvellement.

Infillration de la moilié supérieure du poumon droit avec caverne sous claviculaire. Lésions disséminées, congestives, d'évolution subaiguë. Phréni-alcoolisation, puis phrénicectomie. Guérison maintenue depuis 3 ans.

Laurent Mur... Né en 1914, Présente en 1933 une pleurésie droite : la suite de laquelle on institue un traitement aurique. Rechute en Mai 1935. Entre à Mardor en Juillet 1935.

Auscultation : Craquements secs du sommet droit.

Aspect radiologique : Infiltration de la moitié supérieure du poumon droit avec empâtement hilaire important. Caverne sous claviculaire, .peu éloignée de la paroi, siégeant entre le bord supérieur de la 3° côte et le bord inférieur de la 4°. Il y a rétraction pariétale et attraction trachéomédiastinale.

Expectoration : minime, mais légèrement bacillifère à l’examen direct.

Etat général : assez bon, 48 kgs pour 1 m, 55.

Température : normale.

Soumis à la cure hygiéno-diététique, le malade prend 5 kgs en deux mois, et son expectoration devient négative. Mais au début d’Octobre 1935, après quelques jours où la température vespérale était montée de 37° à 37°4, le malade présente une hémopiysie (deux crachoirs de chevet) qui se reproduit dans les jours suivants. À chaque hémoptysie, la température dépasse 39°5 et pendant un mois restera supérieure à 38°. Une radiographie pratiquée le 30 octobre montre une importante poussée congestive siégeant surtout à la partie moyenne du poumon droit (radiographie et! schéma N° 1).

On tente un pneumothorax sans succès le 5 et le 6 novembre 1935. Devant cet échec on décide une alcoolisation du nerf phrénique qui est pratiquée le 5 décembre 1935, accompagnée de la résection d’un filet nerveux issu de C. 7. La radioscopie immédiate de contrôle montre l’immobilité de l’hémi-diaphragme avec ébauche du signe de Kienboeck.

Après une légère réaction thermique, la température revient rapidement à la normale. Les signes stéthacoustiques s’améliorent. L’expectoration se réduit bientôt à 3 ou 4 crachats par jour et les bacilles qui y étaient reparus au moment de la poussée congestive disparaissent définitivement à partir de Janvier 1936. L'état général s’améliore concurremment. Radiologiquement on constate un nettoyage progressif de linfiltration du poumon droit.

La paralysie du nerf phrénique s'étant avérée aussi favorable, on rend son action définitive par une phrénicectomie qui est pratiquée le

oN

UPS

INVAY 213%

"AO YIDIUD I

CH PAM EPT

oN “SO

oN

OFPEH

‘ouOpPoouoiqyd sourde sou gx ‘"& oN ES

& oN OfPEU "AN JUSAIMET — ‘7 6N ‘'SHO

RE LEE GIVdV SIOU Q> QC TIVAVQ OIQvu À INVNnV 7

Page 1