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chats sanglants. Puis au mois da Juin, il présente un point de côté à gauche avec fièvre jusqu'à 40°, mais sans signes auscultatoires ni radiologiques. Et à la fin du même mois une phlébite de la jambe gauche.
En Novembre 1937, la siuation est la suivante. Peu de changement à l’auscultation. Au point de vue radiologique, la caverne de la base droite a régressé dans sa portion externe, mais s’est agrandie sur les autres points. À peu près circulaire et à mi-distance entre la paroi et le médiastin elle va de la 8° à la 9° côtes et présente un niveau liquide. Une petite excavation s’est formée aussi dans l’angle cléido-sternal droit. A gauche, il y a un certain nettoyage de l’infiltration diffuse et disparition des images cavitaires soupçonnées sur la radiographie d’entrée. L’expectoration est très abondante et bacillifère. L'état général s’esi aggravé (50 kgs). La température du malade n’est jamais rldescendue au-dessous de 38° le soir depuis son arrivée.
Un pneumothorax droit est tenté le 1° décembre sans succès. Fondant quelque espoir sur la position basse des plus importantes lésions du poumon droit on décide la phrénicectomie qui est pratiquée le 28 décembre 1937 avec arrachement de 20 cm. de nerf phrénique et résection des anastomoses avec le sous-clavier. Dans les jours qui suivent, le malade présente quelques crachats hémoptoïques.
Malgré l’ascension et l’immobilité diaphragmatiques on n’obtient aucune modification dans l’état des lésions et le malade est dirigé sur un établissement de plaine en Mai 1938 dans un état général encore aggravé (48 kgs) et une température oscillant toujours autour de 38° le soir. I
est décédé à la fin du mois de Septembre à l'Hôpital de Lens.
Commentaires : Chez ce malade l'indication de paralysie du nerf phrénique après échec du pneumothorax paraissait assez satisfaisante. Les lésions de la base avaient régressé d’elles-mêmes et l’on pouvait espérer que l’immobilisation el l'ascension du diaphragme favoriseraient leur cicatrisation et arrêteraient l’évolution du nouveau foyer de la région cléidosternale. Les lésions hétéro-latérales s’étaient considérablement nettoyées.
Muis le malade était dans un très mauvais état général et la phréni-alcoolisation n’a même pas exercé sur l’évolution lésionnelle d’action thérapeutique transitoire.
Tuberculose ulcéro-fibreuse du sommet droit avec attraction et rélraction faibles. Pneumothorax incomplet suivi d’une symphyse rapide. Ecrasement d'épreuve du nerf phrénique. Amélioration radiologique transitoire. Bilatéralisation.
Pierre Juz... Né en 1921. Entre à Mardor en Octobre 1937; malade depuis quelques mois seulement.
Auscultation : Adventices assez humides du 1/3 supérieur droit en avant, en arrière et dans l’aisselle. Quelques fins adventices secs dans la fosse sus-épineuse gauche . È
Aspect radiologique : A droite, volumineuse caverne s'étendant du bord inférieur de la 4° côte au 5° espace, plutôt externe, mais assez éloignée de la paroi. I1 y a aplatissement du sommet du gril costal et légère attraction de la trachée.
Expectoration : Minime, même pas un crachat par jour et jusque-là toujours négative à l’examen direct et à la centrifugation.
Etat général : Un peu déficient, 55 kgs pour 1 m. 68 (mais le malade est un longiligne en période de croissance).
Température : Un peu irrégulière, mais restant toujours en dessous de 37°5 le soir,
Le malade est soumis à la cure diététo-hygiénique et trois mois se passent sans amener de modification appréciable. Le 22 janvier 1938, création d’un pneumothorax droit, décollement minime (100 ce. d’oxygène). Le lendemain, clocher thermique à 39°7, suivi deux jours après d’une crise liquidienne, avec symphyse rapide. Le malade met environ deux mois à revenir à une température normale et à récupérer son état général. Mais à ce moment, la centrifugation décèle des bacilles dans l’expectoration qui, elle-même se trouve un peu augmentée, Les signes stéthacoustiques et radiologiques ne se modifient pas.
On décide d’instaurer provisoirement à titre d’épreuve une paralysie du nerf phrénique droit qui est réalisée par écrasement le 16 juin 1938. Bien que le sous-clavier n’ait pas été sectionné (il a été impossible de le découvrir malgré une longue recherche) la paralysie diaphragmatique est bonne.
I y a d’abord amélioration radiologique dans les premiers mois qui suivent l'intervention et la caverne disparaît totalement, Mais cette amélioration n’est que transitoire. Malgré la persistance de l’ascension et de l’immobilité du diaphragme une radiographie du 10 novembre 1938 (soit 5 mois après l’intervention) montre la réapparition de la cavité au sommet droit et l'apparition d’une cavité symétrique sous:claviculaire gauche. L’auscultation, l’expectoration et sa teneur en bacilles, l’état général et la température restent sans modification.