‹ Contribution à l'étude de la paralysie du nerf phrénique dans son utilisation thérapeutique contre la tuberculose pulmonaireChapitre 38 sur 44 · Etude statistique · texte numérisé non relu

Etude statistique

Avant d'entamer cette étude précisons plusieurs points iniportants.

Nous avons catalogué comme guérisons les cas réunissant les conditions suivantes : disparition des signes stéthacoustiques d'activité lésionnelle. Effacement des signes radiolo-

giques d’excavation et nettoyage ou transformation fibreuse et

calcifiante des lésions non excavées. Stérilisation de l’expecteration. Amélioration concomitante ou maintien de l'état général. Stabilité thermique.

Il fallait, bien entendu, que cet ensemble d’éléments favorables put être intégralement attribué à la paralysie du nerf phrénique complétée de son adjuvant naturel la eure déclive. C’est pourquoi dans l'établissement des divers pourcentages qui vont suivre, nous avons dû éliminer les deux cas de guérison N° 9 (phrénicectomie suivie d’une thoracoplastie) et N° 10 (neurolyse intercostale associée à la phrénicectomie) qui ne remplissaient pas ces conditions et nous n’avons tenu compte que des seules opérations autonomes sur le nerf phrénique.

Nous avons qualifié d'amélioration les cas où les lésions avaient évolué dans un sens favorable à la suite de la paralysie du nerf phrénique avec les restrictions suivantes : cette évolution semblait nettement résulter de la paralysie du nerf phrénique, elle persistait toujours à la date où nous avons étudié les observations.

Tous les autres cas ont été considérés comme des échesës.

Les observations N° 9 et 10 étant donc éliminées, . nous avons les résultats globaux suivants :

| __ Guérisons : 4 cas : 26,5 %.

| (Obs. N°: 2, 5, 6, 14.

Améliorations : 4 cas :

20 /0MODS ON SEESNS 1 in D

Résultats favorables: 8 cas, 53 %.

Echecs: 7 cas: 47 %, (Obs.- N°: 1, 4, 7,-12, A5, 16).

Surtout en ce qui concerne les guérisons, les chiffres apparaissent plus élevés qu’il n’est habituellement admis. On pourrait attribuer ce résultat à une série de coïncidences particulièrement heureuses dont la rencontre est très plausible avec un nombre de cas réduit. Mais il faut rappeler cependant que chaque décision n’a été prise qu'après étude approfondie. Depuis l'entrée au sanatorium jusqu’à l'intervention il ne s’esi jamais écoulé moins de quatre mois et la moyenne est de huit. ce qui a conduit à éliminer ipso facto des cas de lésions évo-

ÉPARRE

lutives rapidement extensives qui constituent en général des

indications défavorables.

Cette prudence et cette circonspection ressortent encore mieux des chiffres suivants : entre la date d’entrée du 1* arrivé des quinze sujets traités par DHRERSESINE autonome, et la date d'entrée du dernier arrivé, il est passé au sanatorium 985 malades; c’est donc 2,56 % seulement de ces malades qui ont été jugés susceptibles de bénéficier de cette intervention.

Sur les 4 guérisons, deux datent de 3 ans déjà et il s’agit de malades qui ont quitté le sanatorium il y a plus de deux ans et mènent depuis longtemps déjà sans inconvénient pour leur santé une existence active normale. Mais les deux autres guérisons ne remontent qu'à un an environ et lon pourrait juger ce recul insuffisant pour considérer comme définitif de résultat technique. Cependant, il s’agit de malades sérieux et prudents, ce qui est un gage important de la durée de ce résulat et leur comportement général au moral comme au physique fait très favorablement augurer de l’avenir.

En ce qui concerne la tendance rétractile des lésions cet

elèment favorable apparait d’une importance toute particulière ainsi qu'il ressort des chiffres suivants :

Sur les 15 paralysies autonomes, 9 présentaient une bonne tendance rétractile, soit 60 % (Obs. N°5 2, 3, 5, 6, 7, 8, 11, 13, 14). Sur ces 9 cas :

Guérisons : 4 cas : 45 %.

Résultats favorables: 7 cas, 78 %! Améliorations : 3 cas :

Echecs : 2 cas, 22 %.

Sur Îles 6 cas (Obs. N°5 1, 4, 12, 15, 16, 17) à tendance rétractile

faible ou nulle (10 % de l’ensemble) pas une seule guérison;

une seule amélioration, soit 17 % de résultats favorables et » échecs, soit 83 %.

Si l’on considère maintenant le siège des lésions, on constate que l'indication a été portée 11 fois pour lésions hautes et 4 fois pour lésions basses, ce qui est normal, étant donné la plus grande fréquence des lésions du lobe supérieur. Mais

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