‹ Contribution à l'étude de la paralysie du nerf phrénique dans son utilisation thérapeutique contre la tuberculose pulmonaireChapitre 40 sur 44 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

. 1° La phrénicectomie mérite de tenir dans l’arsenal collapsothérapique mis en jeu contre la tuberculose pulmonaire une place indiscutable maïs qui doit être maintenue assez étroite sous peine d’exposer à de graves mécomptes.

2° L'élément le plus favorable à l’indication de phrénicectomie est certainement l'existence au niveau des lésions et même dans tout le poumon où elles siègent, d’une tendance rétractile. Mais cette tendance ne doit pas avoir épuisé tout son effet et l’on devra acquérir autant que faire se pourra la certitude qu'aucun obstacle ne viendra s'opposer à l’aide, à la collaboration pourrait-on dire, que la paralysie et l’ascension du diaphragme doivent normalement apporter à la réalisation de cette tendance rétractile.

3° Il est généralement admis que les lésions de la base réagissent mieux que celles du sommet à la paralysie du nerf phrénique. Nos résultats sont en désaccord avec cette opinion, mais le nombre de cas de lésions de la base rapportés dans nos observations est très réduit (4 cas seulement) et dans deux des trois cas où l'intervention s’est montrée inefficace la tendance rétractile était absente; aussi nous garderons-nous de tirer de cette anomalie des conclusions trop hâtives.

Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’étant donné la fréquence beaucoup plus grande des lésions hautes, c’est à leur sujet que l’on sera le plus souvent amené à envisager l'indication de paralysie du nerf phrénique.

4 Afin de pouvoir récupérer les fonctions de la base en cas d'échec, il sera alors plus prudent en règle générale de réaliser d’abord à titre d’épreuve une paralysie transitoire (alcoolisation ou écrasement). Si la thérapeutique s’est montrée inefficace on laissera à la conductibilité nerveuse la possibilité de

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