‹ Contribution à l'étude de la paralysie du nerf phrénique dans son utilisation thérapeutique contre la tuberculose pulmonaireChapitre 8 sur 44 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons longtemps hésité à prendre pour point de départ de notre thèse l’étude des phrénicectomies pratiquées ces dernières années au sanatorium de Mardor, jugeant trop restreint le nombre de ces interventions. Mais à les examiner avec plus d'attention nous avons constaté qu’elles étaient susceptibles de fournir des renseignements très utiles à la condition bien entendu de ne pas vouloir en exagérer la portée, et que leur étude pouvait contribuer dans une certaine mesure à préciser certains points de ce problème complexe, multiforme et chaque fois posé avec des données nouvelles, qu’est le traitement de la tuberculose pulmonnaire par la paralysie du nerf phrénique.

L'étude de ces quelques cas particuliers nous a nécessairement amené à considérer l’aspect général et l’état actuel de la question. Elle nous a forcé à réfléchir sur la part immense d’inconnu qui subsiste encore en beaucoup de points et particulièrement sur la complexité probable des fonctions du nerf phrénique et partant des phénomènes déclenchés par sa paralysie.

Ce sont les éléments essentiels de ce tour d'horizon et des réflexions qu’il nous a suggérées dont nous faisons précéder dans le présent travail la présentation et l’analyse des observations. Nous avons pensé, puisque nous soulignons certains détails de chacune de ces observations, qu’il nous fallait également dire comment nous avons été amené à nous arrêter plus particulièrement à ces détails et pourquoi nous avons pensé intéressant et utile de les signaler,

Nous le faisons le plus brièvement possible omettant même volontairement certains chapitres comme celui de la technique opératoire ou de l'application de la paralysie du nerf

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phrénique à des affections autres que la tuberculose pulmonnaire, qui n’entrent pas directement dans le plan de notre étude.

Nous le faisons aussi le plus objectivement possible sans chercher à échafauder de théories inédites que nous serions ensuite bien embarrassé pour soutenir avec le seul bagage de nos connaissances personnelles : vouloir outrepasser l’une ou l’autre de ces limites n’aurait été pour nous qu’occasion de redites et de compilation sur les éléments les mieux connus, déjà tant de fois traités par plus qualifié que nous, que prétexte à hypothèses aventureuses sur les points au contraire sur lesquels des sommités elles-mêmes hésitent à émettre leur opinion, sauf à se voir bientôt obligées de la réformer.

Notre seule ambition est d’avoir fait œuvre utile, d’avoir contribué pour une part si faible soit-elle à l’éclaircissement d’un diflicile problème et par voie de conséquence au soulagement, peut-être au retour à la santé de quelques-uns de nos frères souffrants, car c’est toujours là, au fond, qu’il faut en 1evenir. |

Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin nous ont aidé à réaliser ce travail.

Notre gratitude va en tout premier lieu à notre Maître, le Docteur G. Roux. C’est lui qui nous a initié à VA. B. C. de la phtisiologie et depuis plus de quatre années que nous travaillons sous ses ordres, il n’a cessé de'‘nous faire bénéficier de ses connaissances, de sa longue expérience, de ses.dons innés de phtisiologue. Nous avons eu sans cesse sous les yeux les exemples si précieux de sa prudence dans le diagnostic et dans la décision thérapeutique, et de sa compréhension si humaine du malade en qui il s’est toujours refusé à voir un simple champ de bataille biologique, mais qu’il a sans cesse considéré comme un être de chair et d’esprit sur lequel il se penchait avec une affection de frère et de père. Sans son enseignement, ses conseils, sa documentation, nous n’aurions pu mener à bien le présent ouvrage. | #

Qu’avec le témoignage de notre reconnaissance il trouve

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ici en même temps celui de notre admiration et de notre respect. :

Nous remercions aussi du fond du cœur Monsieur le Docteur Olivier Moxop à qui cette thèse doit tant. Il a sû conquérir à Mardor l’admiration des médecins et la confiance absolue des malades et cela parce qu’il joignait sans cesse à ses connaissances et à sa sûreté technique les plus grandes qualités du cœur. Il fut et restera pour nous un guide et un exemple.

Nous n’aurons garde enfin d'oublier tous ceux qui nous ont aidé à mettre à jour les observations des malades partis du sanatorium, qu'il s'agisse de ces malade eux-mêmes ou de ceux qui ont eu l’occasion à quelque moment de leur prodiguer leurs soins.

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