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Cliniquement on observe aucun signe d’une atteinte Fe système nerveux central, aucun signe radiologique.
Par contre, les signes oculaires sont au premier plan
et il semble qu’on doive les rattacher au moins autant à une atteinte des nerfs optiques qu’à une atteinte dw . chiasma.
Le premier cas Den nobee binasale rapporté à une arachnoïdite fut signalé en 1929 par Balado, de
Buenos-Aires, puis Bollack, David et Puech trouvent
une hémianopsie binasale dans 9 % des cas. .Dans les autres cas il s’agissait d’hémianopsie bitemporale, de
scotomes centraux, Hi Le homonyme ou hori-
zontale.
Clovis Vincent et Hartmann en 1934 ont publié
âuatre cas d’arachnoïdite opto-chiasmatique vérifiés
opératoirement qui s’accompagnaient d’hémianopsie binasale plus ou moins pure. Dans un cas elle était typique: Dans un autre cas, elle portait surtout sur le quadrant inféro-nasal. Dans les deux autres elle s’ac-
compagnait d’un scotome central. Les altérations péri-
métriques dans ces cas n’évoluent pas de façon aussi régulière que dans les cas de tumeur. Les altérations du fond d’æil sont elles aussi variables, atrophie primitive, stase, décoloration de la papille. L’aspéct le plus fréquent est une papille pâle à bords House avec atrophie et œdème.
Dans les quatre cas de Clovis Vincent et Hartmann, il-y a une fois de la stase, une fois atrophie optique avec léger œdème surajouté; deux fois une papille atrophique à bords nets. Ces auteurs font intervenir comme cause produisant l’hémianopsie, la stase papillaire, ce mécanisme a déjà été envisagé.
Mais dans deux cas, il n’y a pas de stase ou à seule: ment un léger œdème surajouté à une atrophie primitive. Dans ces Cas, on peut penser qu il s’agit de lésions directes des voies optiques causées par des brides d ’arachnoïdite. ee
be 3° PATHOGÉNIE VASCULAIRE
En 1873, Knapp publie une observation d’hémianopsie biñasale suivie de nécropsie. Celle-ci montre une dégénérescence athéromateuse dé l'hexagone de Willis: les cérébrales antérieures grossies par l’ athérome comprimant les bords latéraux du chiasma, y creusent une encoche. Cette observation servit de base aux diverses théories pathogéniques sur l’hémianopsie. binasale. Depuis, plusieurs observations, dont très peu ir anatomiquement ont été étiquetées « artério-sclérose » parce que l’hémianopsie était survenue chez des malades atteint de troubles cardio-vasculaires et chez qui l’examen ne révélait aucune signe de tumeur ou de méningite basilaire. D’autres cas sont formels: Baurmann en 1929 cite un cas de compression chiasmatique avec encoche profonde, causée par les cérébrales antérieures athéromatéuses, où il existait une hémianopsie binasale. Certains auteurs n’admettent pas cette pathogénie, se basant sur le fait que, classiquement, le chiasma n’a de rapports directs avec aucun tronc artériel. Nous avons vu qu'il en est tout autrement en pratique, il y a de nombreuses variations anatomiques, ce qui peut très bien expliquer les faits observés en clinique. D'ailleurs les vérifications anatomiques rendent cette pathogénie indiscutable.
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Dans te cas non vérifiés à l’ . la radio- | graphie montrait des ombres périchiasmatiques dûes à l’épaississement des parois vasculaires. Cest le cas de l’observation de Caramazza publiée en 1927 ou la radiographie montrait un épaississement des carotides internes. À côté de l’athérome généralisé du cercle artériel :. de Willis, l’existence d’anévrismes de la carotide inter- | ne ou des autres artères périchiasmatiques peut égale- EE ment expliquer une lésion. des fibres optiques directes.
On trouve dans la littérature, le cas de Heiïine, où il $ s’agit d’un anévrisme de la carotide interne, Autrefois, E rarement observés, et fortuitement découverts à l’au-
topsie car ils donnent peu de signes cliniques, les ané-
vrismes carotidiens sont aujourd’hui mieux connus depuis le développement de l’ artériographie et des inter-
ventions neuro-chirurgicales. |
En effet, la séméiologie de ces anévrismes est très eapricieuse. Tantôt ils restent cliniquement muets, tantôt ils se réveillent d’une facon brutale, entraînant une hémorragie sous-arachnoïdienne qui peut emporter le malade. Les bruits subjectifs, les souffles intracrâniens 5, sont rares. J. A. Chavanny, B. Daum et A. Samain, dans une récente publication ont montré la fréquence de ces anévrismes plus souvent diagnostiqués par les procédés d'investigation modernes. Ils ont montré aussi
la fréquence de leur symptomatologie oculaire et son importance localisatrice. Le syndrome chiasmatique
n’est pas toujours à l’état pur, les autres nerfs de l’œil ee
- peuvent aussi être lésés.
Les anévrismes peuvent être multiples, souvent sacei-
| e formes, on peut très bien admettre qu’ils agissent sur
3 les bords latéraux du chiasma, s'ils sont situés sur les