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cérébrales antérieures ou sur la communauté antérieure. Il paraît également très probable, qu’un volumineux anévrisme de la carotide interne même unilatéral en réduisant l’espace intercarotidien, amène le Lis du chiasma entre les deux artères. ® #
: Quant à l’étiologie de ces anévrismes, elle reste encore obscure. On a souvent invoqué la syphilis, mais les auteurs cités plus haut ne l’ont pas retrouvée dans plusieurs observations. Parfois l’artério-sclérose a été mise en cause. On a envisagé aussi l’origine congénitale. es
# \ r 4° PATHOGÉNIE POST-TRAUMATIQUE
Les cas d’hémianopsie binasale post-traumatique sont
rares. Cependant on en rencontre quelques observations
dans la littérature où les auteurs n’ayant trouvé à l’examen clinique aucune cause à laquelle on puisse rapporter le symptôme, l’ont mis sur le compte d’un traumatisme soit récent, soit ancien parmi les antécédents du malade. Pourtant dans les statistiques de traumatismes crâniens de guerre, on ne trouve pas d’observations l’hémianopsie binasale, peut-être ce symptôme passant au second plan n’a-t-il pas été recherché par l’examen périmétrique.
Comment peut-on expliquer le rôle du traumatisme? Les fractures de la base du crâne sont soumises à certaines lois du fait de son architecture. Le syndrome chiasmatique dépend de l’irradiation de la fracture aux régions osseuses en rapport avec le chiasma, c’est-àdire la selle turcique et les apophyses clinoïdes anté- « rieures. Deux sortes de fractures peuvent s’irradier
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Vers la base: 1° les fractures de l’entre-boutant fronto- Fe sphénoïdal dans lesquelles le trait intéresse le trou orbi- taire et le canal optique, et peut de se fait atteindre le chiasma ; 2° Celles de l’entreboutant pétro-occipital, qui partant de l’écaille de l’occipital se propagent à l’entre- E. boutant pédro-sphénoïdal: c’est le type de fracture ne. | postéro- antérieure para-médiane.
7 . Dans le premier cas on a observé des lésions chiasma- E- tiques mais se traduisant le plus souvent par une hémianopsie bitemporale. Dans le second cas, les lésions : chiasmatiques sont associées à celles de plusieurs nerfs __crâniens.
& Le mécanisme de la lésion chiasmatique par le trau- D. matisme est interprété de diverses façons. Certains A 4 auteurs admettent qu’une fracture de la gouttière opti- : à que peut directement léser le chiasma. Cependant celuici n’a aucun contact avec la gouttière optique. Lagrange admet que les lésions sont produites par déchirure de la substance nérveuse, par écartellement des fibres du fait même du traumatisme ou bien par l’action d’esquilles osseuses. Ou bien encore c’est l’épanchement sanouin qui altère les fibres, mais ces hypothèses n’expliquent pas comment la lésion atteint seulement les fibres directes des deux côtés du chiasma. De plus, dans les abservations d’hémianopsies binasales post-traumatiques, les troubles visuels étaient toujours apparus un certain temps après le traumatisme, temps variant de seize jours à quelques années suivant les cas. On a alors expliqué le mécanisme par le fait du développement de cicatrices méningées qui viendraient brider le chiasma. Ou bien encore le sang épanché dans la gaine piale périchiasmatique et se résorbant mal, aurait un
rôle irritant et pourrait léser les fibres optiques. On a admis aussi que le traumatisme créant les ruptures
vasculaires pourrait produire par ischémie des foyers de ramollissement. En somme, toutes ces Éhéories éxpliquent Du pour-
quoi l’hémianopsie intéresse le champ visuel nasal. La
lésion chiasmatique par brides cicatricielles serait la
plus admissible. Lutz rapporte un cas de Baumann où cet auteur a observé le développement d’un sarcome
- ventriculaire après un traumatisme. On peut se deman-
der alors si dans les autres observations d’hémianopsie binasale post-traumatique, il n’y avait pas une tumeur passée inaperçue, sans préjuger du rôle du traumatisme dans la pathogénie tumorale. Dans neuf observations citées par Lutz une fois, seulement le tue d’œil était normal.
5° HÉMIANOPSIES BINASALES PAR INTOXICATION ET POST-HÉMORRAGIQUES
Nous les étudierons ensemble car nous verrons :
qu’elles peuvent revendiquer un même mécanisme.
1° Intoxications. — On a observé au cours de certaines périodes de la vie génitale, puberté, grossesse, ménopause, ‘des troubles oculaires d’origine chiasmatique. Si l’on ne cite pas dans ce cas d’observation d’hémianopsie binasale, on a cité par contre d’autres modes
d’altération du champ visuel qui,prouvent bien que le -chiasma peut être atteint dans ces conditions. Le méca-
nisme invoqué dans ces cas peut servir à expliquer certaines hémianopsies binasales rencontrées au cours d’intoxications exogènes.. 3
x Iniovications endogènes sous -la dépendance de
syndro unes endocriciens. — Pendant la puberté, la gros-
sesse, la ménopause, il se produit une perturbation de tout le système endocrinien à laquelle participe également l’hypophyse. Il a été démontré que les produits
+ basophiles de la, glande étaient déversés par le lobe
postérieur et l’infundibulum directement dans les lacs sous-arachnoïdiens. Les produits acidophiles passe-
raient dans les lacs sanguins. Mais il y a une grande
intimité de ,vascularisation entre l’hypophyse et le chiasma, et des dispositions anatomiques en particulier,
+ ’existence d’ espaces péri-vasculaires expliquent la ceir-
culation et les échanges de produits toxiques entre la glande et les espaces sous-arachnoïdiens péri- -chiasmatiques. Ces faits ont été vérifiés expérimentalement.
Des ‘produits colorés, injectés dans les espaces arachà 2 noïdiens ou dans le ventricule latéral d’un chien vivant
ont été retrouvés au niveau des espaces basilaires et des
espaces périchiasmatiques.
3° Intoxications d’origine exogène. — On relève des
observations d’hémianopsie binasale, classées comme à À PTS “ BETE
dues à des intoxications. Lutz en cite trois cas. Le pre-
mier observé par Graefe dans lequel: il s’agit d’une
hémianopsie binasale, survenue chez un malade faisant ua gros abus de tabac; aucun autre type nerveux n’est observé chez ce malade. Dans une autre observation de
Wood, il s’agit d’un alcoolique. Lindeman corstate une
hémianopsie après une intoxication par l’oxyde de carbone. Le quatrième cas est de lui, de Hartmann et Voisin. Il s’agit d’une amaurose due à la quinine traitée par l’acétylcholine et qui ne récupère la vision que dans
Rae
le chainp temporal. Dans ces quatre cas, l’examen n’a
révélé aucune autre cause à laquelle on puisse rattacher
le symptôme. C’est l’existence d’une intoxication dans
les antécédents des malades qui plaide en faveur de
cette pathogénie. Chaque fois il s’agit de cas ayant amenés une intoxication générale de l’organisme où les pro-
duits toxiques ont pu venir léser les fibres directes au niveau du chiasma ou des nerfs optiques.
4 Hémorragies. — Quelques cas d’hémianopsies binasales ont été rapportés à à une perte de sage. Le Lièvre en cite plusieurs observations dans sa thèse. Coyon, Cez. rise et Clog l’ont constatée chez un malade dix jours après un mélæna avec hématémèse. Dans un cas d’Aguilar il s’agit d’une. femme cyan eu d? abondantes métro: ragles. 3% x
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Dans la majorité dés cas,: il $ agit d’hémorragies
viscérales, très rarement d’hémorragies traumatiques ; aussi, certains auteurs rapportent- ils la lésion des fibres optiques à une intoxication liée aux troubles viscéraux qui ont provoqué l’hémorragie, les fibres étant mises
en état de moindre résistance par l’ischémie. Pour
d’autres auteurs, le mécanisme de l’hémianopsie posthémorragique sé passerait au niveau de la rétine où les fibres seraient frappées d’ischémie. Dans ces deux cas, intoxication et hémorragie, il faut admettre une susceptibilité particulière des fibres directes pour expliquer qu’elles soient seules lésées. En tout cas, cette pathogénie ne peut être garantie. Les observations sont rares et on ne possède pas de vérification nécropsique montiant le siège de la lésion. On ne sait si elle porte sur le chiasma lui-même ou sur les nerfs optiques.
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6° SyPHILIsS
Plusieurs cas d’hémianopsie binasale ont été constatés chez des syphilitiques; on l’a attribuée à une artérite
syphilitique des vaisseaux des nerfs optiques. D’autre part la fréquence de l’atrophie optique chez ces malades exphquerait le symptôme. En tout cas, il ne peut s’agir = Jà que d’une hémianopsie binasale passagère, simple phase d’évolution d’une atrophie optique. Mais la syphilis peut produire une lésion sur le chiasma par d’autres processus. Il peut s’agir d’artérite syphilitique ou d’un anévrisme qui comprimerait directement le chiasma, suivant le mécanisme déjà i invoqué, ou bien on peut avoir affaire à une syphilis infundibulo-tubérienne, ou à une gomme parer agissant comme une tumeur.