Troubles endocriniens et du métabolisme. — L'’ac
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tion des glandes endocrines dans la pathologie de la sprue est très discutée. Cependant certains groupes de symptômes permettraient de les mettre en cause. Les surrénales ont été incriminées pour expliquer l’asthénie, l’hypotension et la pigmentation « patate » des téguments. Les parathyroïdes, par suite du taux très bas de la calcémie et des accidents de totanie qui peuvent survenir ; le pancréas pour les troubles de la glycémie.
Quoi qu’il en soit, les métabolismes présentent des modifications importantes :
1. Le métabolisme des graisses est profondément altéré. Le taux d’inutilisation qui est normalement de 10 à 20 % peut atteindre jusqu’à 60 %.
2. Les hydrates de carbone sont très mal absorbés, et le taux de glycémie reste faible. Les régimes riches en hydrate de carbone sont très mal tolérés.
3. L’hypocalcémie est fréquente, pouvant se traduire par des signes de tétanie et d’atrophie osseuse.
4. Le métabolisme des bases dépasse souvent la normale de 20 à 30 % (Rohr).
5. Les perturbations de l’équilibre acide base qui s’ensuivent sont une menace continuelle d'intoxication acide : les acides organiques dont la combustion est incomplète envahissent les tissus, et leur neutralisation n’est plus assurée par les sels alcalins du milieu intestinal, car la muqueuse du grêle n’en résorbe qu’en quantité très infime. Heureusement les fruits et légumes verts apportent ces sels, ce qui explique à la fois l’attrait qu’éprouve le malade pour cette alimentation, et leur intérêt thérapeutique.