‹ Contribution à l'Étude de la Pathogénie de la Sprue et de ses Rapports avec l'Anémie PernicieuseChapitre 15 sur 27 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

LA SPRUE NOSTRAS.

A côté de la forme tropicale, telle que nous venons de la décrire, existe une forme nostras de la sprue. Cet aspect de la question, ignorée il y a vingt ans, est actuellement bien connu, et si les cas n’en sont pas extrêmement nombreux (Thaysen n’en a réuni dans son étude que 34 cas), il semble que cela est dû un peu à ce que bien souvent elles n’est pas diagnostiquée. Quoiqu'il en soit, des observations en ont été souvent publiées en France depuis celle de Antoine en 1928 ; nous citerons les observations de MM. Fourcade, J.-C. Roux, Gillet, Thaysen, Cordier et Morenas, Babonneix et Duvoir, Caroli, Costedoat, Feissly, Le Bourdalès et Henry, Naegeli, Picard, Masch, Blanc et Bordes, Fournials.

Sa symptomatologie est superposable à celle de la sprue tropicale : a) selles grises, diarrhéiques, spumeuses, abondantes, graisseuses, survenant volontiers de bon matin, avec gargouillements intestinaux ; b) amaigrissement souvent considérable qui atteint trente kilos en 18 mois dans le cas rapporté par Fournials ; c) anémie intense ; d) la stomatite par contre semble plus rare que dans la sprue tropicale ; à peine si Rohr et Hansen y insistent dans leurs observations, et quant à

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