‹ Contribution à l'étude de la pathogénie du syndrome dit 'Paralysie obstétricale du membre supérieur'Chapitre 10 sur 29 · PE · texte numérisé non relu

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sur les apophyses transverses. Mais en essayant de réaliser une telle compression sur le cadavre on a 1emarqué que même en mobilisant l’épaule le plus en haut et le plus en arrière possible et quelque soit la force que l’on déploie on ne peut produire une lésion nerveuse ; la rigidité de l’os, la conformation de ses courbures, les tissus mous qui le séparent de la première côte empêchant toute action sur le plexus.

Certains auteurs prétendent cependant que lorsque le moignon de l’épaule est hyperélevé et enfoncé dans le cou la portion externe de la clavicule peut venir traumatiser le plexus contre le plan osseux des 5e et 6 cervicales si la tête offre une résistance en étant fixée en flexion et inclinaison latérale du même côté, fixité qui commande également celle de la colonne cervicale.

Enfin Turner Thomas a émis l'hypothèse que la paralysie obstétricale serait due à l’étranglement du plexus par du tissu cicatriciel. Ce fait peut certes expliquer quelques cas mais de nombreux autres lui échappent, notamment tous ceux où il y a lésion nerveuse par déchirure ou par rupture.

Quoi qu’il en soit, la compression du plexus par ces divers mécanismes nécessite un accouchement laborieux ou cours duquel il peut se produire également une traction sur le plexus. C’est dire la difficulté dans ces cas de reconnaître la véritable nature de la lésion.

noie

PARALYSIE OBSTÉTRICALE DU MEMBRE SUPÉRIEUR PAR DISTENSION DU PLEXUS BRACHIAL :

C’est la théorie de Tarnier, de Fieux, surtout de Duval et Guillain qui, en 1898 et 1901, firent paraître sur ce sujet des travaux anatomiques et expérimentaux de première importance.

Fieux, le premier, avait montré que l’abaissement simple de l’épaule combiné avec l'inclinaison latérale de la tête du côté opposé avait pour effet de distendre les 5° et 6° racines cervicales au point qu’elles soient « tendues comme des cordes sur un violon ». La 7° Pétait moins. La 8: et la 1° dorsale restaient flottantes.

L’expérimentation sur le cadavre du nouveau-né montra ensuite à Duval ét Guillain :

Que l’abaissement de l’épaule distend les racines du plexus, surtout C5 et C6 et aplati D 1 sur la côte;

Que, au cours de l’élévation du bras en abduction, les nerfs se réfléchissent. sur la tête humérale comme sur une poulie. Les racines sont alors tirées en bas et en dehors vers leur point de réflexion tout comme dans l’abaissement de l’épaule.

Suivant la force du traumatisme les lésions nerveuses vont de la simple distension à l’élongation, la rupture partielle intranévrilemmatique, la rupture extra rachidienne et l’arrachement médullaire.

Enfin les lésions nerveuses seront plus ou moins obtenues suivant que l’on agit avec brusquerie ou par des tractions lentes et progressives.

% CES

En partant des travaux de ces auteurs on admet à l'heure actuelle les données suivantes quant aux paralysies par distension du plexus brachial.

1° La distension nerveuse est due à l'accouchement

Certains auteurs admettent que la distension nerveuse peut s’observer au cours d’un accouchement spontané, si le travail est précipité. La tête est alors expulsée subitement, puis, la force d'expulsion s’accroissant, les épaules sont projetées contre le rebord du pelvis ; si le diamètre bi-acromial est peu flexible il se produit une paralysie obstétricale par élongation nerveuse rapide. IL semble s’agir ici de cas exceptionnels; Rendu en aurait rencontré 2 observations.

Mais dans la très grande majorité des cas la distension nerveuse s’observe après un accouchement ayant nécessité des manœuvres obstétricales.

Au cours des présentations du sommet, la tête étant sortie, il est dangereux de tirer sur celle-ci dans le plan du lit pour dégager l’épaule antérieure. D’autre part si la rotation de l’épaule ne se fait pas il est dangereux de l’amorcer par une rotation de la tête, car on combine ainsi traction et rotation ce qui, comme nous le verrons plus loin «en étudiant le mécanisme de la distension, est une condition nécessaire pour léser le plexus.

Lorsque lépaule ne s'engage pas, si l’on passe le doigt en crochet dans Paisselle et qu’on tire violem-

ment sur elle pour la dégager on la relève fortement

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