‹ Contribution à l'étude de la pathogénie du syndrome dit 'Paralysie obstétricale du membre supérieur'Chapitre 12 sur 29 · PARALYSIE OBSTETRICALE DU MEMBRE SUPERIEUR D'’ORIGINE CONGENITALE · texte numérisé non relu

PARALYSIE OBSTETRICALE DU MEMBRE SUPERIEUR D'’ORIGINE CONGENITALE

Nous venons de voir sous quel aspect se présentaient les paralvsies obstétricales d’origine traumatique. Il est hors de doute comme le prouvent les nombreuses chbservations publiées et les différentes recherches faites sur ia question qu’un traumatisme, soit direct sur le plexus brachial, soit sur l’extrémité supérieure de l’humérus, peut-être à l’origine de telles paralysies.

Mais cette pathogénie suffit-elle à expliquer tous les syndromes réalisant l’aspect clinique d’une paralvsie obstétricale qu’il soit possible de rencontrer ? Certes non. Depuis longtemps notre Maître le Professeur Ombrédanne a démontré que s’il existait des cas indubitables de paralysies d’origine traumatique le plus souvent il s’agissait d’un autre mécanisme, à savoir une origine congénitale, le syndrome étant du

dans ces cas à une aplasie régionale, à une dystrophie

constitutionnelle.

C’est ce que, en nous basant sur les précieux enseignements de notre Maître le Docteur Lance et en nous appuyant sur les nombreuses observations que nous

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avons retrouvées dans la littérature et sur celles que nous avons relevées nous-même, nous allons nous efforcer de démontrer.

Comme nous l’avons fait dans les chapitres précédents nous ne publierons ici que nos observations inédites nous contentant de citer les traits les plus caractéristiques de celles que nous avons retrouvées dans les précédentes publications.

Cliniquement le tableau devant lequel on se trouve dans ces cas est celui du syndrome « Paralysie obstétricale » et nous ne ferons que passer rapidement sur sa description. |

Lorsque lenfant est examiné tout jeune, quelques heures ou quelques jours après la naissance, on remarque tout d'abord qu’un de ses bras pend inerte en forte rotation interne le long du corps.

L’avant-bras est en extension, la main à peu près fermée et en pronation. Si l’on soulève lavant-bras la main est tombante. Elle ne se relève pas quand on en excite la paume.

Pendant les 3 où 4 premiers jours de la vie Rocher signale que lon peut remarquer une décoloration, une pâleur de la main et du 1/3 inférieur de lPavantbras contrastant avec la teinte rouge du côté opposé.

L’étude des mouvements passifs montre une laxité considérable de Pépaule qui est véritablement « ballante ». Le coude, le poignet sont souples.

A cette époque l'examen radiologique ne fournit aucun rehseignement appréciable, l'examen électrique ne donne aucun résultat probant.

L'évolution de ce syndrome est singulièrement favorable et soit spontanément, soit sous l'influence d’un traitement électrique la guérison survient dans 80 % des cas.

Lorsque l’on revoit, vers l’âge de 7 ou 8 ans les enfants chez lesquels un certain nombre de symptômes ont persisté on constate que le sujet se présente le membre supérieur malade en rotation interne telle - que le pli du coude regarde directement en dedans, du côté du tronc.

Si l’on place alors l'enfant les 2 bras au corps et qu’on lui demande de porter l'index à sa bouche ou au bout de son nez il exécute le mouvement, du côté sain, le coude collé au corps. Du côté paralysé, au contraire il relève le coude au moins jusqu’au niveau de l’épaule, parfois davantage. C’est ce que notre Maître Ombrédanne appelle « le geste du clairon de chasseurs à pied embouchant son instrument ».

Ce signe permet donc de constater que la flexion du coude est possible, que la flexion et Pextension du poignet et des doigts sont normales. Surtout il affirme l'intégrité, complète ou presque, du deltoïde qui assure l’abduction du bras.

L'examen montrera en outre, à ce stade l’existence de craquements articulaires, au niveau de l’épaule du côté malade. Ces craquements sont gros, faciles à percevoir et ne s’accompagnent pas de phénomènes dou-

loureux.

LÉEhE

De plus on constate un raccourcissement du segment bras du côté malade et parfois aussi de lPavantbras et de la main.

Sur les radiographies, outre les modifications de forme résultant de la rotation interne du membre, on remarque que l’épiphyse humérale supérieure est plus petite que celle du côté opposé.

Enfin l’examen électrique donne des signes d’importance variable. Le plus souvent hypoexcitabiïlité au niveau de groupes musculaires qui cliniquement sont absolument insuffisants.

Tel est donc l’aspect du syndrome. Sur quoi s’appuyer en présence de ces signes pour en affirmer l’origine congénitale ? C’est ce que nous allons étudier maintenant.

Nous verrons successivement :

— la fréquence des accouchements spontanés normaux après lesquels on observe une paralysie obstétricale.

—— la possibilité des paralysies obstétricales dans la même famille, l'existence de paralysies obstétricales bilatérales et la grande fréquence de l’association du syndrome avec une autre malformation.

— le caractère particulier de certains symptômes.

— la possibilité d’une évolution spontanée vers la régréssion et même vers la guérison.

CES

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