‹ Contribution à l'étude de la pathogénie du syndrome dit 'Paralysie obstétricale du membre supérieur'Chapitre 8 sur 29 · Symptomatologie · texte numérisé non relu

Symptomatologie

Dans certains cas le tableau clinique est d'emblée très complet, Au cours des manœuvres obstétricales on a entendu un petit craquement. Dès la naissance le membre supérieur pend le long du tronc en rotation interne. À l’examen l’épaule du côté blessé est plus volumineuse que l’autre; une ecchymose est visible sur la face antérieure de l’aisselle. Au palper l'extrémité humérale supérieure est augmentée de volume et œdématiée; il y a une crépitation fine, neigeuse ; une mobilité anormale ; les mouvements du bras ne se communiquent pas à l’épaule.

D’autres fois l’aspect clinique est moins net. Il y a simplement impotence du membre supérieur, puis dès la première semaine apparaît un état de contracture de l’épaule; le bras se fixe en rotation interne contre le tronc, l’avant-bras est en pronation forcée ; l’abduction et la rotation externe sont limitées. Le palper de la racine du bras est douloureux; il n’y a pas cette fois d’ecchymoses visibles.

Dans ces cas vus précocement lexamen radiologique ne permet pas de voir le noyau épiphysaire puisqu'il n’est pas encore ossifié. On pourra constater parfois un déplacement latéral de la palette diapnysaire.

La consolidation se fait en 15 à 20 jours. Si aucun traitement n’a été appliqué, le membre supérieur malade se présentera en attitude de rotation interne

du bras avec pronation de l’avant-bras, l’épicondyle

One

pouvant atteindre le plan frontal. Le membre pend inerte le long du corps en légère abduction avec flexion du coude. Cette abduction ne peut être accenluée car elle est due à une attitude de compensation de l’omoplate qui a perdu sa position symétrique avec le côté opposé; son plus grand diamètre est oblique, l'angle inférieur rapproché de la colonne vertébrale, l'angle supérieur abaissé.

Il y a donc rigidité par rétraction du complexus capsulo-lisamenteux de l’articulation scapulo-humérale. à î

Le moignon de l’épaule est plus bas qu’à l’état normal et tombant. Il existe une hypotonie musculaire mais pas de véritable squelettisation.

L'étude des mouvements montre une abolition de la rotation externe, une diminution très importante de lPabduction que nous avons déjà vue compensée en partie par les mouvements de l’omoplate sur la cage thoracique ; une limitation de l’anté et de la rétropulsion du bras.

L'examen électrique ne montre ni lésion nerveuse, ni lésion dégénérative musculaire mais assez souvent une hypoexcitabilité faradique et galvanique des muscles de la ceinture scapulo-humérale. Il n’y a pas de troubles de la sensibilité cutanée.

C'est à cette période plus tardive que lexamen radiologique va donner des signes qui permettront d'affirmer le diagnostic :

Apparition vers le 15° jour d’un cal périosté allant de la partie proximale de la diaphyse vers le moi- |

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