‹ Contribution à l'Étude de la Pathogénie et du Traitement de l'ÉpilepsieChapitre 6 sur 20 · ARS · texte numérisé non relu

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que le malade revient à son élat normal dès qu’il élimine suffisamment son poison ?

L'état saburral de la langue, les symptômes gastriques ne viennent-ils pas à l'appui de cette manière de voir ? Ils sont en effet analogues aux symptômes d'embarras gastrique avec malaises, nausées, céphalalgie, qu’on observe chez les éthyliques avant la période d'ivresse ; de même chez les hémorrhoïdaires, des malaises du même genre annoncent la crise qui se prépare.

Dans l’épilepsie l’époque d’apparition de ces symptômes vient confirmer la théorie pathogénique que nous défendons. C'est avant les accès isokés ou en série qu'ils commencent à se produire, et ils vont en s’accentuant de plus en plus jusqu à ce que la cerise survienne; pendant toute la durée de l'accès, pendant toute la durée même d’une série d’accès, l’état saburral ne se modifie pas; ül demeure constant, et ne s’'amoindrira pour disparaïtre qu'au moment où la série doit prendre fin. C’est même la disparition de ces symptômes qui annoncera de la façon la plus fidèle la fin des accès sériels parfois si difficile à fixer.

Bien des fois M. Jules Voisin nous a fait remarquer ce fait intéressant, chez les épileptiques de son service. Il v avait là des malades sérielles chez lesquelles la détermination des séries paraissait à peu près impossible. Et cependant, notre maitre a bien montré qu'en se basant sur les signes fournis par les voies digestives supérieures on peut déterminer le moment où finissent les séries d'accès, même lorsque ces accès se produisent d’une façon irrégulière, tantôt multiples dans une seule journée, tantôtsépa-

rés les uns des autres par une période assez longue, de-

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plusieurs jours par exemple. On conçoit que dans un tel cas ilsoit très difficile et même impossible de savoir quand la série est terminée, si l'on a pas le soin de chercher les troubles de l’appareil digestif, qui sont un guide excellent. Bien des fois, nous avons pu constater ce fait chez les malades des observations 1 et IV. Chez cette dernière à qui nous avons souvent fait des lavages de l'estomac, nous avons vu, d'une façon très nelte, que le liquide revenait moins chargé, puis à peu près normal, lorsque la période de trouble mental consécutive aux accès touchait à sa fin. Chez la première, et chez bien d'autres dont nous ne pouvons vraiment pas rapporter les nombreuses observations -dans ce travail nécessairement limité, nous avons maintes fois constaté que la disparition de l’état saburral de la langue annonce la fin des accidents.

Comment, après avoir vu des faits semblables, en grand nombre, ne pas s'arrêter à l'opinion qu'ont émise MM. Jules Voisin et Raymond Petit, à la théorie d’une intoxication? Cette manière de voir est certainement des plus logiques. L’accumulation du poison se traduit par l'apparition des signes précilés ; ils s'accentuent, tant que l'accumulation du produit toxique a lieu, et ne disparaissent que lorsque son élimination se fait par les urines ou par toute autre voie ; c'est aussi à parür de ce moment, où l organisme se débarrasse du poison qui l’intoxique, que les accès vont diminuer- et cesser, et que la sérié touchera à son terme définitif, pour reparaitre quand une nouvelle accumulation recommencera.

Ce que nous avons dit à l'instant pour les accès isolés et pour les accès en série, avec ou sans trouble mental,

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