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s'observe aussi chez les malades qui n’ont que des formes vertigineuses ; les vertiges qui peuvent également se erouper en série, et les accidents de l’épilepsie larvée s’accompagnent des mêmes troubles digestifs, qui suivent les. mêmes phases successives, s’accentuant avec l’accumulation, disparaissant par l'élimination rénale des produits toxiques. ,
Dans l'état de mal épileptique proprement dit, ces signes sont à leur maximum, et comme la mort est la terminaison habituelle de cet état si grave, la dose de poison doit augmenter progressivement en même temps que les troubles gastro-intestinaux, la langue est de plus en plus pâteuse et sale jusqu'à l'issue’ fatale qui survient après un nombre d'accès souvent colossal, et avec une température s'élevant jusqu’à 40 et 41 degrés.
Il est très remarquable, en outre, après avoir fait ces observations, de voir l'influence heureuse de tous les. moyens qui sont susceptibles de favoriser l'élimination de ce poison encore inconnu, indéfini, mais dont tout semble affirmer l'existence. Maintes fois, nous avons vu des malades sérielles dont les séries étaient plus courtes ou avortaient grâce aux purgatifs, aux diurétiques, aux injections de sérum, aux bains, à l'antisepsie intestinale, ou aux lavages de l'estomac. Chez la malade de l’observation IV, en parliculier, nous avons été très frappé de linfluence immédiate des lavages de l'estomac que nous étions chargé de lui faire. La période de trouble mental post-parox ystique qui élait ordinairement de quinze jours au moins, devenait moins intense et prenait fin au bout de six à huit jours, parfois même plus tôt.
potes
Dans l’état de mal épileptique l'action du traitement, conduit de cette facon, et basé sur ces principes, n’est pas moins remarquable : nous avons vu deux fois la malade de Pobservation I échapper à l'état de mal et revenir à l’état de santé habituelle — nous pourrions en citer bien d'autres exemples parmi lesquels, les sujets des observations I. III et V. — Au moment où MM. Jules Voisin et Raymond Petit ont publié leur mémoire, cette méthode de lraitement avait été appliquée par eux et nous dans huit cas d'état de mal, et sur ces huit exemples, on ne trouve qu'un seul décès, dù à une abondante hémorrhagie méningée.
Reste à se demander quelle serait l'origine et la nalure de ce poison.
Pour ce qui est de son origine, deux hypothèses trouvent place ici. Ces deux hypothèses ne s'excluent pas du reste forcément l’une l’autre. Ou bien le poison convulsivant serait fabriqué dans l'organisme dont les fonctions sont défectueuses et il y aurait aulo-intoxication ; ou bien le poison conv Isivant viendrait du dehors, et pourrait être une toxine sécrétée par un-microbe par exemple: il y aurait hétéro-intoxication.
Sans doute la première de ces suppositions ne nous donne pas une expliealion définitive. Le produit toxique serait formé par l’organisme : mais, quelle serait la cause de cette production ? Ici le champ reste largement ouvert aux hypothèses, mais rien n’est encore prouvé. Est-ce une lésion gastrique, est-ce un trouble secrétoire d'origine nerveuse, est-ce une lésion des organes éliminateurs qu’il