‹ Contribution à l'étude de la pathogénie et du traitement des érysipèles spontanées de la face à répétitionChapitre 9 sur 16 · ER PE · texte numérisé non relu

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çoit, au milieu du point d’e’semencement, une plaque blanchâtre qui s’étend bientôt à toute la surface, tout en s’enfénçant dans l’intérieur du milieu de culture, et donne l'aspect d’une feuille de fougère.

Voici, empruntée à M. Jaccoud, la description du procédé pour trouver le microbe de l’érysipèle : « Après un « lavage de la peau à l’eau phéniquée, une piqûre est « faite avec une aiguille flambée au moment même ; « le sang ainsi recueilli est placé immédiatement dans « des tubes contenant du bouillon solide, à base de géla- « tine et d’agar-agar ; ces tubes sont mis à l’étuve à 36 « et à 37°. Au bout de 48 heures, l’examen microscopique

permet de reconnaître la présence du microbe de

l’érysipèle.

« Ce microbe appelé streptococcus érepsipelas, est « formé de grains disposés en chaînettes plus ou moins « longues ; il se distingue du microbe de la suppuration, « streplococcus pyogenes, par la forme des grains qui « sont tous égaux et réguliers ; en outre les cultures « sur des bouillons solides sont plus blanches et présen- « tent l’aspect de feuilles de fougère ; enfin les résultats « de l’inoculation de l’un et de l’autre de ces organis- « mes sont tout à fait différents ; l’inoculation de celui de « l'érysipèle reproduit l’érysipèle ».

Toutefois ces dernières assertions ont été infirmées par les recherches de MM. Chantemesse et Widal. L’érisipèle, l'infection puerpérale, la phlegmatia (etc) relèvent du même agent infectieux, le streptocoque. Il n’en reste pas moins vrai qu’en clinique on ne confondra pas l’angioleucite avec l'érysipèle, pour ne parler que de ces

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deux affections toutes deux cutanées. L’érysipèle reste

donc une entité clinique.

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