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Maurice de Fleury fut un des premiers à attirer l'attention sur les variations de la pression artérielle au cours de la neurasthénie. Il lui fit jouer un rôle capital dans sa pathogénie, basant en grande partie sa thérapeutique sur cette notion nouvelle. Le plus souvent, et en particulier chez les asthéniques jeunes, on observe un degré parfois assez marqué d’hypotension. Chez les gens âgés à urécémie élevée, l’hypertension est fréquemment rencontrée. C’est la neurasthénie brightique qui ne retiendra pas notre attention.
L’hypotension artérielle accompagne la plupart des états psychonévropathiques qui ont un caractère dépressif. Commande-t-elle la dépression ? Est-elle sa conséquence ?
Nous voyons l’asthénie, la fatigabilité, l’inaptitude physique et psychique au travail apparaître chez des hypotendus permanents ou temporaires à l’hypotension idiopathique ou secondaire. L’asthénie est un des symptômes de lhypotension.
La fatigue acquise s’accompagne, dans certaines circonstances d’hypotension et d’asthénie. Telles sont les hypotensions consécutives au surmenage de tous ordres : surmenage physique et émotif du soldat avec insuffisance de sommeil (Josué, Clovis Vincent, du Castaing, etc.), syndrome d’asthénie des aviateurs, hypotension secondaire consécutive aux périodes hypertensives de tension émotive dans les villes bombardées, décrites par M. le Professeur Etienne et le Docteur Richard. Ici encore nous sommes frappés du retentissement étroit des autres symptômes sur celui-